Archives et Dossiers Secrets

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#1  7 Jul 2010 23:14:44

infomysteres
Coopérateur
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La Presse est-elle libre ?

LA PRESSE EST-ELLE LIBRE

Il y a une question fondamentale qu'il est utile de se poser. La Presse est-elle libre ?

A en lire les propos d'Harold Laswell (1902-1978), qui était spécialisé dans la communication des masses, cela laisse songeur :

« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion »

Du moins, cela permet de prendre conscience que le but de la Presse peut être parfois de "déformer" plutôt que d'informer.

http://www.fotosearch.fr/bthumb/CSP/CSP124/k1244753.jpg

A écouter le discours que John Swinton (1830-1901) -ex rédacteur en chef du New York Times- a tenu à ses collaborateurs lors de son départ, cela laisse encore plus perplexe :

"La presse libre n'existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes des outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous sommes les pantins qui servent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous ne sommes rien d'autres que des intellectuels prostitués."
(Source: Livre Jaune N° 7 (Le), Collectif d'auteurs, Ed. Félix, David Icke, The Robots Ribellion, The Story of the Spiritual Renaissance, Bath 1994, 205)

Si on se réfère à ses propos tenus devant le New York Press Club, en 1953, cela donne également un élément de réponse :

"Une presse indépendante n'existe pas en Amérique - sauf peut-être dans de petites villes au fin fond de la campagne. Vous savez cela et je le sais aussi. Aucun de nous n'ose exprimer sa propre opinion, honnêtement. Oseriez-vous le faire, vous savez mieux que quiconque qu'elle ne serait jamais imprimée.
"On me paie 150 dollars par semaine pour taire ma propre opinion et ne pas la publier dans les journaux pour lesquels j'écris. Vous aussi vous avez un salaire équivalent, et pour des services équivalents. Si je faisais en sorte qu'un seul numéro de mon journal exprime une opinion honnête, en moins de 24 heures je perdrais ma place. Comme Othello, l'homme qui serait assez fou pour écrire ce qu'il pense réellement se retrouverait aussitôt dans la rue, à chercher du travail.
"La fonction d'un journaliste de New York est de mentir, déformer, insulter, lécher les bottes du dieu argent et vendre son pays et sa race pour son pain quotidien - ou, ce qui es du pareil au même, son salaire.
"Nous sommes les outils et les vassaux des riches derrière les décors. Nous sommes des marionnettes. Ces hommes tirent les ficelles, et nous dansons. Notre temps, nos talents, notre vie, nos aptitudes sont tous la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels."
(cité par St John Gaffney dans "Breaking the silence", p. 4)

Jacques Bergier (1912-1978), écrivain et journaliste, a dit qu’il existe une série de questions dont il est absolument interdit à la presse de parler et dont la liste se trouve stipulée avec précision sur un petit carnet noir qui –quel que soit le régime politique du pays, car l’interdit est universel, mondial- se trouve remis à tout directeur d’un important organe de presse d’information, qu’il soit tributaire du grand capitalisme ou communiste.
(Source: Gouvernants invisibles et sociétés secrètes, Serge Hutin, Ed. J'Ai Lu)

Est ce que ce carnet noir a existé ? existe encore ? ou n'a jamais existé ?
Personnellement, je n'en ai aucune idée.

Le livre Black List, de Kristina Borjesson (ex journaliste à CBS et CNN) permet également de se forger une opinion.
Ce dernier met en lumière les pressions exercées sur quinze journalistes d'investigation américains par leurs rédactions suite à leur enquête sur des sujets "gênants" (guerre du Vietnam, vol TWA, etc...).

Il est également utile de savoir que les médias ne sont pas obligés de dire la vérité.
Le 14/02/2003, la cour d'appel de Floride a jugé qu'aucune loi n'interdit à une chaîne de télé ou à un groupe de presse de mentir au public (les règles fixées par le FCC le proscrivent, mais celles-ci n'ont pas force de loi). En conséquence, la cour a estimé que les dispositions légales en vigueur en Floride, protégeant les employés qui dénoncent les pratiques illicites de leur employeur, ne peuvent s'appliquer en l'espèce.
(Source: Black List, Kristina Borjesson)

Kristina Borjesson précise dans son livre que "pour désinformer, mieux vaut trop d'informations que pas assez."

Je vais donc arrêter ici ce message car mon objectif n'est en aucun cas de désinformer...


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#2  7 Jul 2010 23:50:08

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: La Presse est-elle libre ?

La société française a changé de visage, je me rappelle pour ma part le début des années 80, l'image de la censure dans les médias c'était la Pravda en Russie, on imaginais alors les Russes croire le contraire de ce qui était écrit dans leur gazette. La Russie contée par mon prof d'histoire, le fameux pays où l'on remplaçait les politiques gênants sur les photos par des pots de fleurs.
Lorsque je pense aujourd'hui aux mensonges ou à la censure orchestrée par les médias, curieusement ce n'est plus l'image de la Russie qui me vient à l'esprit mais celle de la France et des actualités du jour, celle d'hier mais aussi les scandales masqués de demain (comprenne qui pourra). pour illustrer mon propos je vais faire comme toi Infomystères mais choisir Bernard Werber et un extrait de l' Encyclopédie du Savoir relatif et absolu petit dico qui trône en digne place dans la bibiothèque du forum et dans la mienne au salon:



"Autrefois, afin que certaines idées jugées subversives par le pouvoir en place n’atteignent pas le grand public, une instance policière avait été instaurée : la censure d’Etat, chargée d’interdire purement et simplement la propagation des œuvres trop subversives.
Aujourd’hui la censure a changée de visage. Ce n’est plus le manque qui agit mais l’abondance. Sous l’avalanche ininterrompue d’informations insignifiantes, plus personne ne sait ou puiser les informations intéressantes. En multipliant les chaînes de télévision, en publiant plusieurs milliers de titres de romans par an, en diffusant au kilomètre des musiques similaires, on empêche l’émergence de courants nouveaux. Ceux-ci seraient de toute façon submergés par la masse de la production. La profusion d’insipidités identiques bloque la création originale, et même les critiques qui devraient filtrer cette masse n’ont plus le temps de tout dire, tout voir, tout écouter. Si bien qu’on en arrive à ce paradoxe : plus il y a de chaînes de télévision, de radios, de journaux, de supports médiatiques, moins il y’a de création.
La grisaille se répand."


http://carthoris.free.fr/Images/Presse%20baillonn%e9e.jpg

et comme tu as eu sagesse Infomystères de citer John Swinton (ex rédacteur en chef du New-York Times), je me permets de citer son discours de départ en retraite en entier, il illustrera déjà toute la perversité du média à l'époque en 1914... c'est dire si maintenant ça peut-être inquiétant à l'heure où l'on mélange les genres et ou la politique, les médias et la finance sont si étroitement mêlés que la vérité et la morale y sont si savamment étouffés.

"Quelle folie que de porter un toast à la presse indépendante! Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n'existe pas. Vous le savez et je le sais. Il n'y en a pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions, et s'il le faisait, vous savez d'avance qu'elles ne seraient jamais imprimées, je suis payé 250 $ par semaine pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travaille. D'autres parmi vous sont payés le même montant pour un travail similaire. Si j'autorisais la publication d'une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal, je perdrais mon emploi en moins de 24 heures, à la façon d'Othello. Cet homme suffisamment fou pour publier la bonne opinion serait bientôt à la rue en train de rechercher un nouvel emploi. La fonction d'un journaliste (de New-York) est de détruire la Vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d'avilir, de ramper aux pieds de Mammon et de se vendre lui-même, de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien ou ce qui revient au même: son salaire. Vous savez cela et je le sais; quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes les outils et les vassaux d'hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes leurs marionnettes; ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels."

Comme quoi qui n'a plus rien à perdre n'a rien à dissimuler !


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#3  8 Jul 2010 10:12:54

Crystelle
Missionnaire
Date d'inscription: 18 Jun 2010
Messages: 370

Re: La Presse est-elle libre ?

Bonjour à tous si je puis me le permettre, ma question serait celle-ci ? La presse se sent-elle libre ?


Partageons, partageons les découvertes et les connaissances. Mettons nous à la place de ceux qui cherchent. Ne laissons personne dans l'ignorance.

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#4  9 Jul 2010 07:52:04

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: La Presse est-elle libre ?

En réponse à ta question Crystelle, la récente intervention de Nicolas Sarkosy ou celle de Xavier Bertrand à l'encontre des investigations de médiapart... que l'on pourrait sous titré "quand le net essaie  de faire le journalisme d'investigation disparu de la presse et des médias télévisés" en réalité titré: « Il faut rendre coup pour coup, l’urgence est de desserrer l’étau médiatique », résume une source UMP.


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#5  3 Nov 2010 20:10:24

House
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 1042
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Re: La Presse est-elle libre ?

Sarkozy superviserait personnellement la surveillance des journalistes ...

Dans son édition du mercredi 3 novembre, Le Canard enchaîné explique que le président de la République supervise personnellement la surveillance de journalistes enquêtant sur des affaires sensibles. La majorité et l'Elysée ont balayé d'un revers de main ces accusations, mais le directeur de l'hebdomadaire et signataire de l'article, Claude Angeli, maintient ses accusations.



Source


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#6  23 Dec 2010 18:56:12

Max
Mythe
Lieu: BYEBYELAND
Date d'inscription: 24 Oct 2010
Messages: 2801

Re: La Presse est-elle libre ?

Un article que je trouve intéressant, qui, même s'il n'amène aucune révélation sur le "journalisme" en général que nous ne connaissons déjà, a le mérite d'être concis et clair.
À savoir qu'il a été écrit par Jean-Luc Mélenchon, mais surtout : le Jeudi 01 Juillet 1999, 11 ans déjà.

http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-06/2008-06-26/article_photo_1214493504171-1-0.jpg

L’information est l’OPIUM DU PEUPLE

Paru dans Technikart n° 34

C’est entendu : les journaux, la télé, les radios décrivent objectivement la réalité. Mais qui fabrique la réalité ?

Septembre 1995, San Francisco. Au somptueux hôtel Fairmont, se tient un « brain trust global » sous l’égide de la Fondation Gorbatchev. Le dernier président de l’URSS et Prix Nobel de la paix a réuni un aréopage de cinq cent leaders politiques, économiques et scientifiques de premier plan afin d’ouvrir la voie au XXIe siècle « en marche, selon ses mots, vers une nouvelle civilisation ». La rhétorique y est bannie : aucune intervention lors des débats ne doit durer plus de deux minutes. Histoire de se chauffer, l’assemblée unanime constate que, dans cette « nouvelle civilisation », seuls 20 % de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. Que faire alors des 80 % restants ? Zbigniew Brezinski, ancien conseiller de Carter et fondateur d’un puissant think thank américain (la Trilatérale) a la solution : le « titytainment ». Soit la contraction de « tit » – le sein maternel auquel le nourrisson s’allaite – et « entertainment ». Selon lui, « un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »(1)
Guy Debord aurait adoré. Nul doute que sa Société du spectacle© a pris, au cours des années 90, un envol sidérant. Télé, radio et presse ne nous apparaissent plus vraiment comme un contre-pouvoir. Au contraire : les médias modernes s’imposent comme les principaux collaborateurs du « titytainment » nouveau, escamotant la réalité vécue au profit d’une fiction lénifiante.

La situation est en fait la suivante.
Jadis, la réalité s’agitait loin de la presse : cette dernière y dépêchait ses journalistes pour qu’ils relatent tel ou tel de ses aspects – un débat politique, une guerre, un spectacle ou une malversation. Récemment, la mécanique s’est inversée. Les médias ne vont plus à la réalité, c’est la réalité qui vient à eux : une réalité packagée, marketée, digérée. Prête à la publication.
Dans le domaine culturel, c’est une évidence. Rappelons, par exemple, que cinq majors produisent ou diffusent plus de 90 % des disques de la planète.
En sport, c’est maintenant clair : les grands groupes de communication ne se contentent plus de modifier les règles du jeu pour le rendre plus télégénique, ils achètent carrément les clubs de foot (Canal+ et le PSG, M6 et les Girondins de Bordeaux, Pathé et l’Olympique lyonnais) afin de jouir en exclusivité de leurs prestations.
En journalisme économique, cela a toujours été le cas : il suffit pour s’en rendre compte de reluquer les épais dossiers de presses concoctés par les dir’ com’ ou d’assister à une séance de « media training » à laquelle le moindre petit patron de province se plie afin d’apprendre à s’exprimer clairement face à un micro et de connaître la psychologie de l’homo journalisticus.
Même fonctionnement en politique : plutôt que de remarquer que presque deux tiers du corps électoral ne vote plus, vote blanc ou pour une formation dénuée de réelles ambitions gouvernementales, les journaux en place continuent à nous bassiner du récit des luttes internes au sein des grands partis. Plus grave : la majorité des « affaires » révélées par la presse le sont par l’entreprise d’un individu malveillant ayant fait parvenir, à un journaliste « d’investigation », un dossier complet sur l’un de ses rivaux (voir le précieux témoignage du journaliste Denis Robert, Pendant les affaires, les affaires continuent).
Même les guerres sont calées sur un impératif de communication. George Bush avait jadis investi la Somalie pour remonter sa cote dans les sondages – on se souvient du débarquement surréaliste à Mogadiscio de Marines cernés par les caméras – et Bill Clinton a tenu à repousser de vingt-quatre heures l’entrée de la Kfor au Kosovo pour être en phase avec le JT du soir, offrant aux Russes l’occasion inespérée de devancer les Américains sur le terrain.
Désormais, la moindre parcelle de la société est quadrillée par les communiquants. Ce processus est renforcé par la multiplication des journalistes précaires (depuis 1980), le nombre de pigistes a doublé, pour atteindre 18 % des journalistes encartés en 1997) qui, payés au nombre de feuillets pondus, n’ont plus les moyens de faire une enquête. Pire : une fois un projet d’article proposé – une interview d’un musicien sur son dernier disque –, un pigiste répugnera à passer le sujet à la trappe au motif qu’il ne se serait pas révélé aussi intéressant que prévu (interview d’un musicien sur son dernier disque –, un pigiste répugnera à passer le sujet à la trappe au motif qu’il ne se serait pas révélé aussi intéressant que prévu (interview foirée ou album à chier). L’enjeu est de pisser un max de copies. La vérité est que le journaliste ne manipule plus de l’info mais fourgue sa marchandise.
Pas étonnant : la presse ne décrit plus que le monde de la marchandise en en adoptant son point de vue. Le découpage des journaux (« politique », « société », « culture », « économie »), et la spécialisation croissante de ceux qui sont là pour remplir leurs cases, empêche toute formulation d’une critique globale. Pourquoi tant de consommation ? Pourquoi de plus en plus de cadres se suicident-ils sur leur lieu de travail ? Quel est l’intérêt réel à bombarder une Yougoslavie après avoir couvé une décennie durant ses massacres et ses dépeçages ?

Il serait faux pourtant de soutenir que les journalistes mentent. Ils sont, pour la plupart, honnêtes et pros. Mais c’est la réalité qu’ils décrivent – et qu’ils ne peuvent remettre en question sans s’autodétruire – qui est mensongère : la presse « décrit objectivement l’imposture universelle qui se présente maintenant comme la seule vérité », lit-on dans l’indispensable ouvrage la Vie innommable (Allia).
Son auteur, Michel Bounan, est, c’est lui qui l’écrit, un homme sans « aucun talent particulier » : quinquagénaire, père de famille, médecin. Il y a dix ans il a ressenti le besoin d’écrire des livres pour témoigner de « l’imposture universelle ». La raison ? Alors que les plus grands spécialiste du sida, tel Luc Montagné, expliquaient que le véritable agent de l’épidémie n’était pas le VIH mais les conditions de vie moderne (pollution, mauvaise alimentation, stress), cette information publiée par les revues médicales n’a jamais été reprise par les mass média. Résultat : les livres de Michel Bounan, régulièrement censurés par le système médiatique (la censure moderne ne bâillonne pas, elle ignore) sont sans doute aux années 90 ce que La Société du spectacle fut aux années 60 : une critique radicale, juste, implacable de l’aliénation contemporaine. De celle qui signale que « c’est donc en tant qu’instrument moderne de censure que l’appareil médiatique a une responsabilité particulière dans la catastrophe actuelle, comme autrefois l’institution ecclésiastique dans les désastres de la fin du Moyen Age. » La religion était l’opium des peuples d’antan. Plus smart, nous préférons nous faire embrouiller par le « titytainment ». Nous voilà bien.



(1) La scène est rapportée par le journaliste allemand Hans-Peter Martin en intro de son utile ouvrage « le Piège de la mondialisation » (Solin/Actes Sud).

Dernière modification par Max (23 Dec 2010 18:59:03)


Rust never sleeps…

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#7  23 Dec 2010 20:40:11

Succube
Sage
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Messages: 748

Re: La Presse est-elle libre ?

Bonsoir,

Bien sûr que non la presse officielle n'est pas libre!

Mais, non seulement ceci, il faut y ajouter qu'elle se fait majoritairement complice de la désinformation croissante à laquelle nous avons de plus en plus droit.

Effectivement des "laquais" serviles qui ont depuis longtemps cessé de se conserver la moindre dignité. Je me demande comment ces gens arrivent encore à se regarder dans la glace et se dire : "je suis journaliste"??

Le terme est autant bafoué que celui d'"homme politique", c'est dire le point auquel ils sont arrivés.

Bien rares sont ceux qui dénoncent encore les abus et exactions des zélites, et bien que traités comme des moins que rien, ils font allégeance au pouvoir... Qui se souvient de la manière dont Sarko traita Joffrin, entre autres?

L'information objective n'est plus à rechercher dans la presse dite classique.

Seul le web permet de se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, et ce, au travers des blogs ou sites de citoyens qui sont des témoignages vivants de la réalité des choses.

Bien sûr faut-il apprendre à faire le tri tant les sources sont nombreuses et pas toutes fiables, loin de là!

Mais en surfant d'un site à l'autre, d'un blog à l'autre, dans tous les coins de la planète puis en confrontant ces infos avec la prop...heu...information officielle, on finit par se faire une idée assez juste des thèmes qui nous intéressent.

D'ailleurs, la preuve en est de cet acharnement des gouvernements à faire main basse sur la toile. Hadopi, loppsi et tutti cuanti... sont l'image même de la peur que génère la transparence permise par le web.

C'est pour cela qu'il est important d'y participer, ne serait-ce qu'en tant que lecteur, puisque cela permet de transmettre à ceux qui ne font pas cet effort ou qui n'en ont pas la capacité.

Qu'"ils" s'amusent à nous enlever notre liberté d'expression, grand bien leur fasse, jamais ils n'oteront à quiconque la liberté de pensée (et je déteste Florent Pagny, qu'on se le dise!!!fatigue).

S'il faut en revenir au téléphone arabe ou aux signaux de fumée, on le fera. Le problème c'est eux qui en pâtissent, pas nous ; Ne jamais oublier cela.

Amicalement.nerd  Hmmpff!boude


La langueur porte bien plus loin l'esprit que n'importe quelle philosophie. Succube

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#8  27 Dec 2010 01:30:29

Organik
Modérateur
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Date d'inscription: 14 Oct 2010
Messages: 260

Re: La Presse est-elle libre ?

La presse libre, une utopie de nos jours. Je pense que certain médias sont libre et peuvent plus ou moins s'exprimer. Mais quand ont vois l'influence que sarko a sur les médias, la réponse est claire. Ne parlons même pas de l'Italie. Notre petit silvio à fonder en 1978 à Milan, FININVEST (une des plus importantes holding financières italienne). Fininvest possède en autre une partie du groupe Mediaset (groupe de télévision hertzienne, Canale 5, Talia 1 et Retequatto). Fininvest dirige aussi la moitié du groupe Arnoldo Mondadori Editore, le premier groupe d'édition et de presse d'Italie.
Un homme politique très important possède ses propres chaines de TV, ses propres journaux. Pour faire passer de la propagande, que demander de mieux.
Et pour la questions, la presse se sent-elles libres, quand on vois le renvois de certain journaliste, chroniqueur on peut penser que d'autre réfléchiront plusieurs fois avant de parler de certain thème dangereux pour eux... eh oui, ils auront peur de perdre leur emplois.

Dernière modification par Organik (29 Dec 2010 00:35:16)


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#9  27 Dec 2010 17:29:17

non666
Disciple
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Messages: 53

Re: La Presse est-elle libre ?

http://forum.doctissimo.fr/viepratique/ … 5423_1.htm

http://www.agoravox.fr/actualites/media … mmentaires

http://www.agoravox.fr/actualites/media … ents-12692

Depuis la concentration des médias s'est accelérée.

Bouyghes, Dassault, Lagardère, Rottschild, Arnault , Beterlsmann, Vivendi , Weil , et Pinault concentrent 95% de l'information en PUT sur l'opinion mais aussi 95% de la collecte d'information SUR l'opinion (institut de sondage), le CALL.

L'Ennemi a donc les moyen de nous influencer dans la direction qu'il souhaite tout en vérifiant périodiquement que nos ames suivent bien le bon chemin.

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#10  2 Mar 2011 12:29:00

tobeor
Modérateur
Date d'inscription: 5 Nov 2010
Messages: 3818

Re: La Presse est-elle libre ?

Fox news ou la manipulation des masses par les medias 1/5



Fox news ou la manipulation des masses par les medias 2/5



Fox news ou la manipulation des masses par les medias 3/5



Fox news ou la manipulation des masses par les medias 4/5



Fox news ou la manipulation des masses par les medias 5/5

Dernière modification par tobeor (2 Mar 2011 12:29:14)


"Etre dans le doute, c'est déjà être résolu." - William Shakespeare

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