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#1  1 Aug 2011 21:33:07

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Génocide Vendéen

GENOCIDE  VENDEEN
Il est des histoires si terribles qu’elles sont occultées et travesties par l’Histoire car "les Vendéens n'étaient pas tués pour ce qu'ils faisaient, mais pour ce qu'ils étaient",


http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Dieu%20et%20le%20Roi.pngLorsque l’on parle de massacres en France tout le monde pense spontanément à trois évenement majeurs de notre pays
- L’inquisation médiévale vers 1200 en plein Moyen-âge, 
- La St Barthélémy  en 1572, et bien sûr
- La Terreur révolutionnaire en 1792. Pour ce dernier massacre on pense alors à la guillotine installée place de Grève, place de la Révolution et place de la Bastille. On se prend alors à se remémorer quelques vagues cours d’histoire pensant que la Terreur est morte avec Robespierre, que les têtes remplissaient les paniers à Paris et que nous devons à ce mal nécessaire la République parée de la liberté, l’égalité et la fraternité.

Mais voilà la réalité historique est tout autre, Robespierre fut certes au pouvoir pendant la terreur et l’un de ces artisans, mais il faut aller chercher les coupables et les initiateurs de la Terreur dans des livres d’histoires plus étoffés que les manuels scolaires car comme d’habitudes ceux qui tirent les ficelles et s’enrichissent sont dans l’ombre des exaltés et des francs-tireurs. On y trouvera alors les noms de Billaud Varennes, Collot d’Herbois, Vadier, Fouché, de Vieuzac, Le Bon, Barras et Carrier. Retenons ces noms car ils furent aussi les manipulateurs qui envoyèrent Dantonistes à l’échafaud, puis Robespierristes, avant d'intégrer pour la plupart les rangs du pouvoir de l'empire Bonapartiste. Tuant successivement en l’espace de 6 années seulement : le Clergé, la Royauté, et même la Montagne, Nous devons à ces bouchers les fondements de notre belle République. Voilà pour quelques acteurs, pour l’heure revenons à une date cruciale celle du 21 janvier 1793, celle de la "Mort du Roi" car c’est bien de cette date que va partir le génocide que nous allons évoquer. Etant autant dans l’esprit aristo que monarchiste je ne m'étendrais pas sur la mort de Louis XVI ou celle plus abjecte encore de la mort du Dauphin, ce qu’il faut relever ici n’est pas les tares que sont la mort de la Royauté, la prise de pouvoir de la Laïcité, ou la proclamation de la 1ere république… mais le massacre organisé, planifié, orchestré de tout un peuple, soldats, hommes, vieillards, femmes et surtout enfants et nouveaux nés :

LE PEUPLE VENDEEN


Car c’est bien cela dont personne ne parle jamais, se complaisant à évoquer les misères du colonialisme français et sa repentance annuelle occultant la véritable honte d’un génocide bien français celui-ci, car « Constitue un génocide le fait, en exécution d'un plan concerté tendant à la destruction d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d'un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l'encontre de membres de ce groupe, l'un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie ; atteinte grave à l'intégrité physique ou psychique ; soumission à des conditions d'existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ; mesures visant à entraver les naissances ; transfert forcé d'enfants. »

Nous sommes en 1793, le Roi est mort, le clergé agonisant, les lois d’exterminations sont promus « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre : le salut de la Patrie l'exige ; l'impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l'accomplir ».
Des brigands entendons-nous ! mais la réalité est tout autre, il s’agissait  de l’armée catholique et royale vendéenne, mais surtout d’un holocauste sans procès, des femmes, des enfants et des vieillards de Vendée voici ce qu’en dira le criminel de guerre le général Westermann, général des armées bleues de la République, autant pour moi du Comité de Salut Public à la Convention en novembre 1993, après sa victoire de Savenay.

"Il n'y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J'ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes qui, au moins celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire."

Voici comment l’histoire des royalistes de Vendée s'acheva et fut oubliée par l’Histoire de France, voilà comment on obligea une région à fêter le 14 juillet qui marquait la mort de ses enfants, voilà comment on inscrit sur les murs des monuments parisiens les noms de généraux criminels de guerre, voilà comment un pan de l’histoire fut occulté et la mémoire travestie camouflant l'holocauste,  on parlera alors de « mémoricide ».

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LE DECOR
•    Nous sommes en 1993, les pays du bocage de l'ouest de la France ont toujours formé un îlot à l'écart des grands courants. Pays de petits hameaux, groupés autour de leur paroisse, où le « recteur » exerce une autorité morale absolue, où le gentilhomme du château partage la vie et les soucis des paysans, aucun événement survenu à Paris n'y trouble la vie quotidienne, jusqu'au jour où la Constitution civile du clergé ruine brutalement l'organisation de l'Église qui est la base même de la vie sociale de ses habitants. Dès lors les Vendéens n'attendent qu'une occasion pour manifester leur opposition à la Révolution. L'exécution de Louis XVI, que les croyants et les royalistes ressentent comme un sacrilège, et surtout le décret du 25 février 1793 ordonnant la levée en masse de 300 000 hommes donne le signal de l'insurrection. Les sergents recruteurs, venus pour le tirage au sort des conscrits, sont accueillis aux cris de « Pas de milice! » Dans tout l'Ouest, de la Normandie au Poitou, les jeunes gens, encouragés par les prêtres réfractaires, prennent les armes « pour Dieu et le Roi », refusant de quitter leur sol natal pour aller défendre sur le Rhin une « patrie » qu'ils ne reconnaissent pas. Si au nord de la Loire, la lutte des « Chouans » gardera pendant toute la Révolution une forme de guérilla, en Vendée, se constitue une « armée catholique et royale » qui brandit le drapeau blanc et déclare ouvertement la guerre.


http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Guerre%20de%20Vendee.jpg L’AUBE VENDEENNE ET LA FORMATION DE L’ARMEE CATHOLIQUE ROYALE
•    Les premières escarmouches ont lieu à Cholet, Saint-Florent et Marcoule. Armés de fourches, de piques et de haches, les insurgés font une chasse sauvage aux « patriotes ». Quand la Convention est avertie, il n'y a pour défendre le pays que les gardes nationales des villes et quelques bataillons. Toute la région de Saumur à Noirmoutier est aux mains des rebelles. Le 14 mars, Cholet est pris. Le petit mouchoir rouge de Cholet devient l'emblème de la résistance. Grâce au ralliement des gentilshommes ci-devant officiers, le soulèvement s'organise; trois armées se forment : celles de Bonchamps sur la Loire, de Charette dans le marais poitevin, et, au centre, « la grande armée catholique » conduite par d'Elbée. Des paysans, comme le colporteur Cathelineau et le garde-chasse Stofflet, se révèlent de grands chefs militaires. Leur généralissime sera un officier de vingt ans, La Rochejaquelein.


UN VILLAGE RASE POUR AVOIR ABATTU UN ARBRE
Bédoin est une commune française, située dans le département du Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La présence de nombreuses grottes et abris sous-roche à la ville et dans le Mont Ventoux est en faveur d'une occupation ancienne de ce lieu. Des traces du paléolithique et du néolithique ont été retrouvés sur certains sites de la commune de Bédoin. Au XVIIIe siècle, la commune se distingue alors par son attitude ultraconservatrice et devient un foyer royaliste. Dans la nuit du 12 au 13 floréal an II (1er au 2 mai 1794), un groupe de contre-révolutionnaires arrache l’arbre de la Liberté de la place publique. Le Go et Suchet accompagnés de leurs troupes, s'installent dans le village. Ils perquisitionnent, volent, profanent les objets de culte, la flèche du clocher est renversée. Le 28 mai 1794, le jugement est rendu sur l'emplacement de l'arbre arraché en présence des habitants, 35 personnes sont guillotinées et 28 fusillées. Le 13 prairial, Le Go donne un délai de vingt-quatre heures aux habitants pour évacuer le village. Le 15, les soldats du 4e bataillon de l'Ardèche incendient le village. Cinq cents maisons et édifices publics, huit chapelles, sont détruites. Les soldats font sauter une partie de la voûte de l'église paroissiale. La commune est finalement incendiée, et soixante-trois de ses habitants massacrés.


EN MEMOIRE

"Souvenir Vendéen"


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ZOOM SUR UN UN GENERAL DE 21 ANS
http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Henri%20La%20Rochejaquelein.jpgSi j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi.
Henri de La Rochejaquelein, 1793.

Né le 30 Août 1772 au château de la Durbellière, à Saint Aubin de Baubigné près de Châtillon, Henri De La Rochejaquelein grandit sous l’influence de la noblesse. Adolescent, il entre dans l’Armée française et devient deuxième lieutenant de la Garde Constitutionnelle du Roi. Il participe le 10 Août 1792 à la défense des Tuileries où Charles de Bonchamps (autre chef vendéen) lui sauve la vie. Sous la pression, le 13 Avril 1793, il prend la tête des paysans poitevins venus le chercher dans son château de la Durbellière. A la tête de son armée, il libère Bressuire des républicains et rend la liberté à son cousin Lescure, prisonnier sur parole. Le 4 Mai, l’Armée Catholique et Royale approche de Thouars où elle est victorieuse. Mais le 16 Mai, elle échoue devant Fontenay, le triomphe attendra le 25 Mai. Lors de ce combat, Henri De La Rochejaquelein porte ses traditionnels mouchoirs rouges de Cholet (à sa ceinture pour tenir ses pistolets, à son cou et autour de la tête). Ses officiers lui demandent d’abandonner cette tenue trop reconnaissable mais il refuse. Alors tous ses soldats décident d’adopter les mouchoirs afin qu’ils ne soient plus une cause de danger pour lui. Le 9 Juin, ils marchent sur Saumur. De La Rochejaquelein commande l’aile droite de l’armée et entre dans la ville mais le château tient toujours. Il se rend le lendemain et les Républicains laissent 10 000 prisonniers qui sont renvoyés sur leur parole de ne plus porter les armes contre les vendéens… Le 29, pendant l’attaque de Nantes, De La Rochejaquelein reste en Deux-Sèvres pour stopper Westermann mais il est obligé de reculer face aux républicains. Le 14 Août, il est aux côtés de D’Elbée lors de l’attaque de Luçon. Mais les pertes sont considérables et l’armée rentre en Vendée pour la défendre car on commence à l’attaquer de tous les côtés sans relâche. Henri De La Rochejaquelein se poste du côté de Thouars et de Doué. Le 1er Septembre, la Convention publie sa loi des suspects et décrète l’envoi en Vendée de l’armée de Mayence. Les différentes colonnes entrent en scène le 6 Septembre. Les chefs vendéens tentent d’arrêter cette marée de terreur. L’exode connu sous le nom de « Virée de Galerne » s’amorce, prélude à la défaite de Cholet le 17 Octobre, et au passage de la Loire. 80 000 personnes se pressent dans la vallée : soldats, femmes, enfants, vieillards et blessés qui fuient le meurtre et l’incendie. De La Rochejaquelein est furieux, il veut aller au-devant de l’ennemi mais on finit par le convaincre qu’il ne peut abandonner l’armée. Le 18 Octobre au matin, le passage de la Loire commence. Une vingtaine de mauvaises barques portent successivement les fugitifs. Pendant les deux jours où se déroule la traversée, une seule femme trouve la mort. Le poste de Général est offert à Lescure qui décline l’offre : « Messieurs, je suis blessé mortellement … Il est nécessaire que l’armée ait sur-le-champ un chef actif, aimé de tout le monde, connu des paysans, ayant la confiance de tous : c’est le seul moyen de nous sauver. M. De La Rochejaquelein est le seul qui se soit fait connaître des soldats de toutes les divisions … Le choix que je propose ranimera le courage des Vendéens ; je vous conseille et vous prie de nommer M. De La Rochejaquelein . » Le conseil ratifie ce choix et Henri De La Rochejaquelein est élu généralissime le 20 Octobre 1793, à 21 ans.Il propose aussitôt de marcher sur Angers ou Nantes, mais l’arrivée du Chevalier de Saint Hilaire parlant d’une flotte considérable en préparation dans les ports anglais, modifie sa décision et dirige la marche de l’armée vers la Normandie. Les Blancs s’emparent de Château-Gontier, le 21 Octobre et partent pour Laval. La ville est emportée le 23 Octobre.Le 26, les troupes de Westermann et Kléber rencontrent les Vendéens. Après un long engagement, c’est la retraite des Mayençais. Le 27, toutes les forces républicaines retrouvent l’Armée Catholique et Royale. Kléber, au Comité de Salut Public, le 28 Octobre, rend hommage à Henri De La Rochejaquelein : « … alors, sans direction supérieure, nous avons tâché de ramener la victoire sous notre drapeau ; mais les brigands déployaient une tactique inaccoutumée. Nous avions contre nous leur impétuosité vraiment admirable et l’élan qu’un jeune homme leur communiquait. Ce jeune homme, qui s’appelle Henri De La Rochejaquelein, et dont ils ont fait leur généralissime après le passage de la Loire, a bravement gagné ses éperons. Il a montré dans cette malheureuse bataille une science militaire et un aplomb dans les manœuvres que nous n’avions pas retrouvés chez les brigands depuis Torfou. C’est à sa prévoyance et à son sang froid que la République doit cette défaite, qui a consterné nos troupes ; mais, quel que soit son empire sur l’esprit des paysans, il est bien difficile qu’il puisse longtemps se maintenir au milieu d’un pays qui n’est plus la Vendée… » Le 14 Novembre, les Vendéens atteignent les murailles de Granville. Après trente-six heures d’un âpre combat, les vendéens battent en retraite vers Avranches, l’aide anglaise tant attendue n’étant pas au rendez-vous. Mais les paysans, voyant que la route prise n’est pas celle ramenant au bord de la Loire, exigent de retourner dans leurs pays ; l’armée se dirigent vers Angers. Du 18 au 22 Novembre, les blancs remportent les victoires de Pontorson, Dol, Trans et Antrain. Epuisés, ils atteignent Angers le 3 Décembre et dès le lendemain, vaincus, ils se dirigent vers Le Mans. Ils pénètrent dans la ville le 10 Décembre et décident d’y rester quelques jours pour y soigner de nombreux blessés et malades. Les troupes républicaines sous les ordres de Marceau, Kléber et Westermann attaquent simultanément, le 13 Décembre, les vendéens qui s’échappent par la route de Laval poursuivis par les hussards de Westermann. C’est le désastre : les prisonniers sont fusillés par centaines, et des monceaux de cadavres jonchent les routes. Le lendemain, le reste de l’armée vendéenne encombrée des non combattants quittent Laval pour Ancenis qu’ils atteignent le 16 Décembre. De La Rochejaquelein et Stofflet trouvent des bateaux et passent la Loire avec quelques centaines de soldats. Ils devaient rendre compte de la situation des Républicains sur l’autre rive. Les bleus, sur des barques canonnières, tirent quelques coups de canons et une cavalerie venue de Saint Florent met en fuite De La Rochejaquelein et Stofflet. Ils restent plusieurs semaines sans troupes, obligés de se déguiser en paysans pour parcourir les paroisses, alors que le reste de l’armée et la foule qui n’a pas pu traverser, se dirigent vers Savenay où ils vont être anéantis. Il propose son aide à Charette qui ne daigne lui offrir qu’une place sous son commandement. Il refuse et s’installe en forêt de Vezins avec Stofflet où ils recomposent leur armée. Le 28 Janvier 1794, au cours d’une escarmouche en forêt de Nuaillé, Henri De La Rochejaquelein tombe sous les balles républicaines. Stofflet a pris tous les moyens pour dissimuler sa mort le plus longtemps possibles aux vendéens.
"Si de ma vie dépend le bonheur de la Vendée, alors je suis prêt à la sacrifier toute entière"
(Henri De La Rochejaquelein)

Source : http://www.royet.org/nea1789-1794/notes … uelein.htm

http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Massacres%20de%20Machecoul.jpg LES BLEUS SANGUINAIRES
• La Convention envoie trois armées. Les « blancs » ont alors l'avantage sur les « bleus » de la République. Mais ils abandonnent les villes aussitôt conquises sans pouvoir tirer parti de leurs victoires. Les bourgeois sont souvent hostiles aux gens de la terre. Fin juin, les Vendéens subissent leur premier échec devant Nantes. Cathelineau est tué. C'est le grand tournant de la guerre. A ce moment, arrive en Vendée la glorieuse armée de Mayence commandée par Kléber et Marceau. Le 17 octobre, Cholet est repris. C'est un désastre pour les insurgés : leurs meilleurs chefs, Lescure, Bonchamp, d'Elbée sont blessés à mort. Le lendemain, entraînant une foule de partisans désemparés, les restes de l'armée catholique et royale passent la Loire et se dirigent vers la Manche, espérant le secours des Anglais. Le 15 novembre, les Vendéens sont devant Granville où ils essuient un nouvel échec et ils doivent rebrousser chemin. - illustration "Massacre de Machecoul"  de François Flameng, comme à Noirmoutier, ces dames républicaines viennent contempler l'oeuvre républicaine - ils sont harcelés pendant leur retraite par Marceau qui les poursuit et leur inflige une sanglante défaite au Mans, le 11 décembre. Les débris de l'armée vendéenne sont définitivement anéantis à Savenay, la veille de Noël. « Il n'y a plus de Vendée, écrit le général Westerman, elle est morte avec ses femmes et ses enfants... je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. »

http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Genocide.jpg

- illustration: vitraux relatant les massacres des colonnes infernales des bleus -



LES COLONNES INFERNALES DE TURREAU
•    Les représailles sont terribles. Quatre chefs vendéens sont exécutés. Le général Turreau lance à travers le pays ses fameuses « 12 colonnes infernales » qui quadrillent la région et la dévastent systématiquement. Cependant, des groupes isolés continuent la lutte. Le 28 février 1794, tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Mais sur le chemin, ils sont attaqués par Charette et mis en déroute. Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers Les Lucs avec l'intention d'y exercer des représailles. Le massacre : Les Républicains, une fois entrés dans le village, rassemblent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptant principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adultes convainquit les Républicains que ces derniers avaient participé aux combats sous les ordres de Charette. Matincourt avait choisi de ne pas faire de quartier ; de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc entrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coup, la cohue s'arrête, l'église s'avérant trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent leur baïonnette au canon, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermées, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement.


LES NOYADES DE NANTES
http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Noyades%20de%20Nantes.jpg
• Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Des milliers de Vendéens quittant leur région pour fuir les républicains termineront leur débacle harasés et prisonniers à Nantes. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspects aux yeux de la République, notamment des personnes d'Église, ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Des milliers d'hommes, de femmes, d’enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale ». Le nombre des victimes n'est pas connu avec précision, selon Roger Dupuy, il y a entre 7 et 11 noyades, avec 300 à 400 victimes à chaque fois.
- illustration "Les noyades de Nantes" en 1793 de Joseph Aubert "- Selon Jacques Hussenet, 1 800 à 4 800 personnes sont noyées sur ordre de Carrier, 2 000 autres personnes peut-être, furent noyées sur ordre d'autres révolutionnaires nantais. Au moins 4 000 personnes périssent dans les noyades selon Jean-Clément Martin. Alfred Lallié évalua à 4 860 le nombre des noyés nombre repris par Hippolyte Taine. Selon Reynald Secher, il y a 4 800 victimes, rien que pour l'automne 1793. Pour Gaston Martin environ 1 800, pour Fouquet 9 000, pour Mellinet 3 500.

DES ENFANTS MARTYRS PARMI TANT D'AUTRES

Le 28 février 1794, aux Lucs sur Boulogne, 110 enfants âgés de moins de 7 ans sont massacrés. Ils sont proposés pour la béatification- (Extrait de l’ouvrage du Père Marie Auguste Huchet de 1983 intitulé : "Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedette".)
 
Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois, Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois, Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois, Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi, Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours, Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois, Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans, Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans, Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans, Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi, François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois, Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois, Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans, Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois, Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois, Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans, Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans, Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois, Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans, Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois, Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois, Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois, Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois, Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois, Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois, Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois, N…FETIVEAU, son frère, 3 mois, Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi, Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois, Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois, Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois, Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois, Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois, Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans, Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans, Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an, Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois, Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois, Pierre GOUIN, des Temples, 1 an, Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois, Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans, Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois, Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois, Pierre GRIS, son frère, 5 ans, Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans, Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi, Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois, Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois, Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois, Marie MALARD, du Marchais, 4 ans, Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois, Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois, Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans, Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois, Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois, Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois, Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an, Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans, Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois, Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois, Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois, Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois, Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an, Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours, Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois, Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois, Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois, Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois, André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois, Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois, Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans, Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois, Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois, Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans, Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois, Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois, Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois, Jean POGU, son frère, 5 ans, Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois, Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois, Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi, Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois, Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi, Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans, Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans, Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi, Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois, Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans, Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans, Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois, Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois, Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans, Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois, Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans, Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois, Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois, Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois, Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois, Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois, Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans, Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois, Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois, Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans, Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois, Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans, Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.
    
Cette longue litanie est suffisamment émouvante pour se passer de commentaires. Nous invitons tous ceux qui ne l’ont pas encore fait d’aller en Pèlerinage du Souvenir à la Chapelle du Petit-Luc dans laquelle sont inscrits tous les noms de ces jeunes martyrs.

Sources : Les Enfants martyrs

http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Peinture%20Bellet.jpg

http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Chefs.jpg

- illustration les principaux chefs vendéens parés du foulard de Cholet, dans l'ordre : Jacques Cathelineau, Henri de La Rochejaquelein, Maurice d'Elbée, François Charette, Bernard de Marigny, Jean Nicolas Stofflet et Charles de Bonchamps. -




DECOUVERTES DE CHARNIERS ET DE PUITS D'EAU REMPLIS DE CORPS HUMAINS
• Des charniers relancent le débat sur le "génocide vendéen"(par Guillaume Frouin) 
Qualifiée de découverte archéologique majeure par les spécialistes, la récente mise au jour au Mans (Sarthe) de deux charniers datant des guerres de Vendée ravive les espoirs d'une reconnaissance du "génocide vendéen" chez les tenants d'une telle thèse. Parmi la vingtaine de squelettes exhumés courant février, "de nombreux corps portent les stigmates d'un véritable acharnement", souligne l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a annoncé la découverte la semaine dernière. La plupart ont été tués à l'arme blanche, lors de la fuite de l'armée catholique et royale vendéenne devant les soldats républicains les 12 et 13 décembre 1793. "Il y aurait au total 2.000 corps enterrés dans le centre-ville du Mans", évalue Pierre Chevet, responsable scientifique de l'opération.
Pour l'historien Reynald Secher, "la découverte des charniers du Mans oblige l'Assemblée nationale à se pencher sur la reconnaissance du génocide vendéen. "Si le Parlement ne le faisait pas, nous réfléchissons actuellement, avec d'autres universitaires et des politiques, à saisir la Cour pénale internationale de La Haye à plus ou moins brève échéance", déclare cet historien à l'origine de la thèse du "génocide vendéen" en 1986. Selon lui, la "volonté exterminatrice des révolutionnaires" est établie dans plusieurs documents. "Les Vendéens n'étaient pas tués pour ce qu'ils faisaient, mais pour ce qu'ils étaient", soutient l'historien, qui compare ce "génocide" à celui des Arméniens par l'Empire ottoman en 1915-1916 ou à celui des Juifs par les Nazis entre 1939 et 1945.
Place des Jacobins, au Mans, ont mis au jour les restes de victimes des carnages des 12 et 13 décembre 1793.
Neuf charniers ont été fouillés depuis leur découverte au début de l'année 2009, lors de travaux d'aménagement de la place des Jacobins, au centre du vieux Mans. Les 159 corps qui en ont été extraits portent pour la plupart des stigmates osseux de violents combats à l'arme blanche, fractures, entailles nettes, et impacts d'armes à feu. Leur disposition désordonnée dans certaines fosses laisse penser que les victimes ont été jetées là précipitamment, sans sépulture. Les archéologues ont identifiés des corps d'hommes, de femmes, mais également d'enfants.

LA FIN DE LA TERREUR
http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Fusillades%20de%20Nantes.jpg  • Après le 9 thermidor, la Terreur prend fin, là comme partout ailleurs. Hoche est envoyé en Vendée et obtient par la douceur ce que la violence n'a pu réaliser. Le 2 décembre 1794, l'armistice est proclamé. Les deux derniers grands chefs vendéens, Charette et Stofflet, signent le 17 février 1795 la paix de La Jaunaye. Quelques fanatiques reprennent les armes quand les émigrés tentent de débarquer à Quiberon (juin 1795), Hoche sévit durement. Stofflet est fusillé le 25 février 1796 et Charette le 25 mars de la même année. Après trois ans d'épopée et-de martyre, la Vendée entre dans la légende. Des dizaines de milliers de Français sont morts, cent lieues carrées ont été changées en désert. Mais le soldat vendéen, avec son mouchoir de Cholet, ses sabots et son grand chapeau, restera une des figures les plus populaires de l'imagerie révolutionnaire.




En 1793, la France faisait front à l'Europe,
la Vendée tenait tête à la France.
La France était plus grande que l'Europe ;
la Vendée était plus grande que la France.

Victor Hugo.

                                                                                   
http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Stele.png




Sources :
Souvenirs de lectures
Gaelle Hautefort
Union Royaliste
Chant : Souvenir Vendéen de Goldofaf
www.royet.org
Vacances en Vendée
Union Royaliste
Génocide Vendéen
Les Enfants martyrs


... je ne suis pas vendéen.


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#2  2 Aug 2011 21:46:56

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: Génocide Vendéen

et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, voici une revue en vente en librairie en ce moment, elle ne fait pas partie de nos partenaires, mais ce numéro hors série est excellent sourire. Tout est bon dedans mais une mention spéciale aux articles de Reynald Seycher et de Guy Chambarlac.

LA NOUVELLE REVUE HISTOIRE - hors série n°2
"LA VENDEE ET LA TERREUR"

SOMMAIRE

http://carthoris.free.fr/Images/Chouans%20-%20Revue.png– L'histoire de la Vendée-Vengé - Reynald Secher
– Reynald Secher et le mémoricide - Stéphane Courtois
– Le peuple contre la Révolution -Dominique Venner
– Les révoltes de 1790 dans le Midi
– L'épopée en sabots de la Vendée - Charles Vaugeois
– Les Colonnes infernales - Guy Chambarlac
– Le massacre des Lucs-sur-Boulogne
– Bilan des massacres dans l'Ouest
– Gracchus Babeuf et le génocide vendéen
– L'affaire Carrier - Jean-Joël Brégeon
– La Terreur en province - Hubert Villeret
– Charlotte Corday - Alain Sanders
– Bédoin en Vaucluse : 63 exécutions
– Les soulèvements « fédéralistes »
– Louis de Frotté : la chouannerie normande - Anne Bernet
– Qui gouvernait sous la Terreur - Jean Tulard
– La Terreur est née en 1789
– Qui étaient les sans-culottes ?
– La guillotine, instrument de la Terreur
– L'Emigration
– Un bilan de la Terreur
– Les Chouans - Anne Bernet
– Faux-chouans et chauffeurs
– Jean de La Varende, manant du roi - Anne Brassié
– Révolution et Contre-révolution, chronologie 1789-1799
– Gloire militaire et médiocrité politique
– Les compagnons de Jéhu
– Guérillas blanches dans le Midi
– L'insurrection toulousaine de 1799
– Un charnier découvert au Mans en 2009
– Le Mémoricide - Reynald Secher
– Le registre clandestin de La Chapelle-Basse-Mer


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#3  3 Aug 2011 10:32:53

Saint Just
Administrateur
Date d'inscription: 17 Jul 2010
Messages: 219

Re: Génocide Vendéen

salut cartho,

J'allais te reprendre sur le rôle de Robespierre sur son rôle et son implication dans la guerre de Vendée.
Je ne l'imaginais pas modéré du tout, mais dans le doute j'ai cherché, bien vu.

citation wikipedia

Ce n’est qu’au mois de mars 1794, après le vote des lois de ventôse, qu’on assista à un renforcement des pouvoirs de l’État qui furent concentrés, hormis la partie financière11, entre les mains du seul Comité de salut public12 dont les membres se sont peu à peu opposés sur la question des « sévérités nécessaires » : Robespierre était partisan de la modération et des sévérités motivées, contre l’avis de Bertrand Barère de Vieuzac, Collot d'Herbois et Billaud-Varenne qui ont eu à répondre avec Vadier et André Amar du Comité de sûreté générale, de nombreux crimes et actes de barbarie, ce qui valut aux trois premiers une condamnation à la déportation en l’an III.

J'avoue que j'ignorais tout des massacres de femmes et d'enfants.
Si la période est passionnante et riche en enseignements
elle est aussi diablement barbare.
Beau sujet.


"Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux : c'est son gouvernement." Louis Antoine de Saint Just

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#4  3 Aug 2011 16:46:08

Dread
Missionnaire
Lieu: LoveLand
Date d'inscription: 1 Nov 2010
Messages: 451

Re: Génocide Vendéen

Bonjour à Tous,

J'avoue que j'ignorais tout des massacres de femmes et d'enfants.

Il y a quelques années (c'est pas vieux), je ne le savais pas non plus. C'est grâce à internet que ces affaires sont mises en avant.

Carthoris termine par : je ne suis pas vendéen  rire

J'ai passé plusieurs fois mes vacances en Vendée, plus maintenant parce qu'il faut de la chaleur pour mes vieux os grosourire
J'ai rencontré et discuté à chaque fois avec les proprio des locations que nous prenions pour les vacances.
Bien ! Ces Vendéens là, non plus, ne savaient pas vraiment ce qu'il s'était passé dans leur région ! La faute à qui ?



[HS]
Il connaissaient bien, par contre la "TROUSPINETTE" Mmm c'est bon, qui comme son nom ne l'indique pas, n'est pas du tout ce que je croyais au départ..
[/HS]

Dread


C'est une sotte présomption, d'aller dédaignant et comdamnant pour faux ce qui ne nous ne semble pas vraisemblable.
Montaigne.

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#5  3 Aug 2011 17:19:06

Saint Just
Administrateur
Date d'inscription: 17 Jul 2010
Messages: 219

Re: Génocide Vendéen

Moi ce que je connais Dread, c'est la "brioche",

on n'a pas idée d'aller massacrer d'aussi bons boulangers silence


"Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux : c'est son gouvernement." Louis Antoine de Saint Just

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#6  3 Aug 2011 20:36:01

garf
Novice
Date d'inscription: 14 Feb 2011
Messages: 22
Site web

Re: Génocide Vendéen

Bonjour et merci pour l'article.

Moi je savais que les "ventrachoux"  avaient payé un sacré tribut dans l'escarcelle du diable !!!

L'histoire et les histoires se répètent.

Pas de honte pour les génocides, génocidaires.

Mais honte sur ceux qui propagent " l’amour du prochain " en détournant la parole sacrée ( Aimez vous les un, les autres )

Dans 700 ans le laurier refleurira.

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#7  3 Aug 2011 20:50:15

Dread
Missionnaire
Lieu: LoveLand
Date d'inscription: 1 Nov 2010
Messages: 451

Re: Génocide Vendéen

hello Bro Garf !

Mais honte sur ceux qui propagent " l’amour du prochain " en détournant la parole sacrée ( Aimez vous les un, les autres )

Que veux tu dire dans 700 ans ?

Il est difficile d'aimer de manière juste... peut-être que moi aussi je me trompe quand je dis ONE LOVE !  Il y a tant à faire pour que les atrocités disparaissent de notre quotidien...

Plutôt que de lutter contre le problème certains se laisseraient emporter par la mort avant d'y arriver ! La faiblesse de l'homme, celle de croire ce qu'on lui dit parce qu'il n'est pas assez ouvert pour dire STOP... NON ! je ne tuerais pas ! (et encore moins des femmes et des enfants)


Etrange ! Tout à toujours été monté par des mâles ! On connait la sagesse de ces derniers !   Et si on faisait confiance aux femmes ? Nous leur devons TOUT !!!  Elles devraient avoir le POUVOIR !

non ?

apparté: Je prie sans cesse la vierge, alors que j'ai eu une éducation religieuse très... "Jesus" !   Le féminin sacré ne devrait-il pas prendre le pouvoir ?
Dieu nous a crée ! la création sur terre n'est possible qu'avec les femmes ! qui es Dieu ?
fin de l'apparté..


PS: je remonte le fil... je me vois hors sujet... Pardon Carthoris !

Dread

Dernière modification par Dread (3 Aug 2011 20:58:23)


C'est une sotte présomption, d'aller dédaignant et comdamnant pour faux ce qui ne nous ne semble pas vraisemblable.
Montaigne.

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#8  3 Aug 2011 23:46:37

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: Génocide Vendéen

Je vais revenir au sujet sous peu pas de souci Dread, la participation, c'est bien aussi Succube et Max nous ont appris celà grosourire



Ce qu'il faut surtout relever c'est que des soldats français, il y a 300 ans étaient capables de torturer ou massacrer des femmes et des enfants et nouveaux nés de leur propre pays simplement parce qu'ils en avait reçu l'ordre.
En exemple une phrase extraite du bouquin cité plus haut à propos des charniers du Mans :  "Les soldats qui s'étaient répandus dans les maisons en tiraient des cadavres de femmes et de filles qu'ils avaient violés; ils les portaient toutes nues dans les places ou dans les rues, celles qui s'enfuyaient étaient aussi emmenées dans ces mêmes endroits où elles étaient entassées et égorgées sur le champs à coup de baionnettes ou à coups de sabre; on les désabillaient toutes nues , ainsi que celles que l'on apportait mortes et on les étendaient sur le dos les jambes écartées, les pieds rapprochés du corps de manière que les jambes fussent pliées et les genoux en l'air: on appelait celà mettre en batterie"

C'est surtout ceci qui échappe à la compréhension, à quel moment l'humanité, la morale et l'honneur disparaissent-ils  chez autant d'individus simultanément. J'ai du mal à percevoir la motivation de milliers dhommes à détruire des familles entières de gens qui sont aussi français qu'eux... ça ne n'est pas de la guerre pour une cause idéaliste, aucun idéal ne peut justifier un truc pareil c'est plus l'incompréhension totale du fonctionnement de ces individus. Qu'est ce qui fait qu'à un moment ça bascule ainsi !


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#9  4 Aug 2011 16:47:33

Organik
Modérateur
Lieu: suisse
Date d'inscription: 14 Oct 2010
Messages: 260

Re: Génocide Vendéen

Très intéressant, merci pour les infos.


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#10  7 Aug 2011 15:28:11

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: Génocide Vendéen

En conclusion cette émission qui reprend la plupart des points exposés.

***** Flash non détécté *****



En comparaison, la terreur et les executions parisiennes
- 17 000 guillotinés dont 2500 à Paris
- 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires
- 500 000 emprisonnées en province ou en-bastillés

Le bilan humain côté Vendéen occile selon les sources entre:
- 200 000 et 400 000 victimes civiles.


http://www.diagnopsy.com/Revolution/images/0464.jpg

illustration gravure de Duplessis-Bertaux montrant les noyades de Nantes.
Carrier est en charge de se débarasser des vendéens. De son propre chef, sans en aviser le comité de salut public ni Robespierre, charge pieds et poings liés des gabarres de soldats de l'armée catholique royale, des prêtres et religieuses, des femmes, des enfants ayant fuit les républicains, ils seront attachés au fond des gabarres et celles-ci coulées dans ce qu'ils appellent la baignoire nationale.
On estime qu'entre 2000 et 4000 personnes finiront ainsi.

UN GENOCIDE FRANCAIS POUR IMPOSER LA REPUBLIQUE ET LA LAÏCITE

L'Histoire d'un génocide bien français celui-ci orchestrée par la République. Sujet occulté des manuels "d'histoire républicaine des lumières". Le sujet aurait pu aussi être sous-titré "la laïcité ou la mort". Robespierre tue le Roi pour la République, La république tue Robespierre son bouc émissaire, tout un symbole que voir se rallier le Jacobinisme et la Gironde (descendants droite et gauche actuelle) à l'Empire qui en naîtra et de voir Dieu mourir sous les coups du rationnalisme laïcard et de l'illusion de progrès.




Publiée le 12 mars 2012 par Neochouannerie

Conscient que le reportage de France 3 ne restera pas présent très longtemps nous avons tenu à l'extraire afin de le mettre sur Youtube à la vu du plus grand nombre. Cet excellent reportage se décompose en 2 parties : le récit et le débat. Franck Ferrand et ses interlocuteurs n'ont pas peur de briser le tabou en prononçant le terme de Génocide. L'émission qui s'intitule « Robespierre Bourreau de la Vendée ? » aurait pu tout simplement s'appeler « contre enquête sur les massacres de Vendée ».


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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