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#1  3 Aug 2010 23:47:05

Carthoris
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Le Mystère de Rennes-Le-Château

LE MYSTERE DE RENNES LE CHÂTEAU


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EN PREAMBULE

Quand un curé de campagne se retrouve à la tête d'une fortune colossale sans s'être donné d'autre peine que celle de déchiffrer quelques vieilles inscriptions, on peut flairer l'existence d'un trésor. Lequel ? Celui des Wisigoths, celui des cathares ou celui du temple de Salomon ?



Une plongée dans l'histoire d'une des régions les plus secrètes de France.
Semées de petites villes et de minuscules villages, des vagues de collines partent des Pyrénées pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure. Les habitants sont rares. Entre les coteaux de pierrailles trop sèches et les landes sauvages et sablonneuses que couvre le thym, des petits ruisseaux se feraient rapidement un chemin. La région est pauvre et pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes Gains y habitaient. Nahro - Narbonne - était leur capitale. Les Wisigoths, fondateurs du royaume de Septimanie, ont pris leur suite, jusqu'aux invasions musulmanes de l'an 700. Depuis, le pays se méfie des tours de guet, aujourd'hui ruinées, cernent le paysage. Des châteaux forts achèvent de s'écrouler au sommet des collines. Pendant des centaines d'années, les hommes ont nourri cette terre de leur sang.


http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Sauniere.jpgDevenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son seigneur dans le catharisme. Non loin de Rennes-le-Château, l'antique Rhedea des Romains, on aperçoit la silhouette austère de Montségur, le dernier bastion des combattants cathares, tombé en 1244. Comme tout le reste du pays, Rennes - qui a donné son nom au pays : Rhedesium, le Razès - s'est endormi loin de l'histoire. Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château, au confluent de l'Aude et de la Sals. En 1885, un homme de trente ans découvre les quelques petites maisons qui bordent l'unique rue du village. François Béranger Saunière vient d'être nommé curé de la minuscule église de Sainte-Madeleine. Il jette un oeil distrait sur le bâtiment. D'origine pauvre et premier de sept enfants, l'abbé Saunière n'a pas de goûts de luxe. C'est un homme solide, rustique même, pour qui l'Église constitue une sorte de promotion sociale.




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L'église Sainte-Madeleine se dresse sur l'emplacement de l'ancien palais fortifié des Wisigoths. Elle n'est pas en très bon état. En 1892, l'abbé Saunière, qui a, entre-temps, pris la jeune Marie Denarnaud pour gouvernante, veut restaurer le bâtiment : il vient d'apprendre qu'un de ses prédécesseurs a fait un legs pour assurer l'entretien des lieux. Premier travail d'urgence : réparer l'autel. C'est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l'église, tandis que l'autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. En faisant soulever la dalle, l'abbé Saunière a la surprise de découvrir que la colonne est creuse trois tubes de bois, scellés à la cire, sont dans la cavité. Ils contiennent 4 manuscrits. Leur copie est parvenue jusqu'à nous. A première vue, ce ne sont rien d'autre que des transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et quelque peu étrange.



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Le premier de ces manuscrits (Jean, XII, 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat : cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu XII, 1-8, de Marc II, 23-28 et de Luc VI, 1-5. Cependant, si on les examine plus attentivement, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus : les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points. D'autres ont été déplacées... L'ensemble compose une énigme dont la clé est accessible aux seuls cryptographes.




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Au début de 1893, l'abbé Saunière soumet les manuscrits à Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne. Celui-ci l'autorise à partir pour Paris et lui accorde une bourse pour les faire déchiffrer. Dans la capitale, François Béranger Saunière montre les documents a l'abbé Biel, le directeur spirituel de Saint Sulpice, qui l'introduit auprès de son neveu, l'éditeur Anet, spécialiste du livre religieux. L'abbé Biel présente également Saunière à son petit-neveu. Émile Hoffet, qui allait devenir une autorité en matière de vieux manuscrits et d'ésotérisme.
En trois semaines, le curé de Rennes-le Château passe le plus clair de son temps au... Louvre. Il y achète trois reproductions de tableaux, apparemment sans lien : Les Bergers d'Arcadie, de Nicolas Poussin, le Portrait de saint Antoine, de David Teniers, et le Portrait du pape Célestin V, d'un artiste inconnu. Il devient également l'ami d'Emma Calvé, qui est alors la coqueluche de Paris : pour un curé de campagne inconnu, ce n'est pas un mince succès. Cette belle chanteuse est alors au faîte de sa carrière : célèbre dans Carmen et dans Faust, l'opéra de Gounod où elle donne toute la mesure de sa voix de soprano. elle revient tout juste de Londres, où les Anglais lui ont fait un triomphe. La reine Victoria l'a même invitée à Windsor. Elle restera très longtemps l'amie de l'abbé Saunière et lui rendra régulièrement visite, jusqu'à son mariage, en 1914.
De retour à Rennes, le jeune curé reprend son travail de restauration. Avec quelques jeunes gens du village, il entreprend de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VIeme ou VIIeme siècle.




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On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voûté ou dans une crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver dans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon. Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets, mais la facture est incontestablement ancienne. Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église. D'après la rumeur publique, deux squelettes auraient été exhumés, ainsi qu'un pot de médailles sans valeur. Ce qui est tout à fait plausible : au cours de fouilles récentes autour de l'église, on a retrouvé un crâne fendu rituellement. Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge sur son étrange comportement, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église...
La grotte est toujours en place de nos jours. Mais elle a été pillée. Par des amateurs de souvenirs ou par ceux qui cherchaient peut-être le secret de François Béranger Saunière ?




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Autre passe-temps étrange de l'abbé : au fond du cimetière, près de l'église, il y avait deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négri d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d' Hautpoul, seigneur de Rennes le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain : certains archéologues, les avaient déjà relevées et nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits.
Au cours des deux années suivantes, le curé de Rennes le Château ne cesse de voyager. Il ouvre un compte en banque à Perpignan. Un autre à Toulouse. Un autre encore,à Paris et un quatrième à Budapest. I) Les mandats arrivent de toute l'Europe, libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses.




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A partir de 1896, l'abbé Saunière entame un vaste programme de remise à neuf' de l'église. Presque tout a subsisté de nos jour,, et l'effet en est saisissant : adaptant le carrelage de 64 carreaux noirs et blancs alternés, François Béranger Saunière les ordonne diagonalement à la jonction de la nef et du transept. A côté du portail d'entrée, il dresse un Monument étrange, aux couleurs criardes : un bénitier posé sur la tête d’Asmodée, de dimensions humaines et le regard mauvais. Au-dessus : quatre anges ailés, qui portent la devise « Par ce signe, tu vaincras », une citation qui passe pour avoir entraîné la conversion de l'empereur Constantin. Les murs de l'église sont recouverts de peintures en relief de style populaire : quelques stations d'un chemin de croix et des représentations du Christ. Le curé entreprend lui-même de peindre le portrait de Marie Madeleine qui orne le devant de l'autel. Encore plus étrange : les paroles de Jacob, à Bethléem, « Ceci est un endroit terrible ».
Une fois les travaux terminés dans l'église. l'abbé Saunière ne renonce pas à sa soif de reconstruction. Il achète un terrain situé entre l'église et la partie ouest de la colline et il y fait construire une promenade semi circulaire, terminée au sud par une tour de deux étages, la tour Madeleine. A l'intérieur de la promenade, il crée un jardin et, à l'est, il fait construire une pension, baptisée Béthanie. Il y entasse des meubles rares et y reçoit royalement ses invités, toujours traités avec vins fins et bonne chère. On y voit, aux côtés d'Emma Calvé, des académiciens, des ministres, des écrivains, presque tous les notables de la région, et même un homme que l'on a dit être - incognito - l'archiduc Jean de Habsbourg.




En 1917, quand l'abbé Saunière disparaît. on calcule rapidement le montant de ses dépenses : plus de 1 million de francs-or (vingt fois nos francs actuels : 2 milliards de centimes) ! Jusqu'à sa mort, Marie Denarnaud, sa gouvernante, n'a manqué de rien. Elle a elle même estimé sa propre fortune à 100 000 francs-or.



[center]Mais comment ce petit abbé, pauvre curé d'une paroisse encore plus pauvre, a-t-il pu devenir un homme aussi riche ?
Quel trésor a-t-il pu retrouver pour pouvoir se permettre de telles dépenses ?[/color]

Sources Hors net:- « Inexpliqué N°1 » librement adapté


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#2  4 Aug 2010 23:37:07

Carthoris
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

DES WISIGOTHS A NICOLAS POUSSIN


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L'or ne manque pas dans la région du Razès dont Rennes le Château est l'ancienne capitale. Quatre civilisations se sont succédé sur ces coteaux de pierrailles sèches. Pour les Celtes, l'or était un métal aux vertus magiques. Contrairement au fer, au plomb ou au cuivre, dont les mines ont également abondé dans la région, l'or sort éclatant et intact de la terre. Difficile à travailler, il est inaltérable : c'était donc un symbole puissant du pouvoir royal et de la fonction souveraine.
Pour les Romains, qui ont suivi les Celtes, l'or était le moyen de faire fonctionner un empire méditerranéen. Ce sont eux qui ont ouvert des mines dans le Razès. Elles ne survivront pas aux invasions barbares. En attendant, c'est vers Rome que le minerai précieux arraché à la terre celte - de gré ou de force - est acheminé.




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Les Wisigoths avaient un peu la même considération pour l'or que les Celtes. Leurs souverains s'en couvraient pour manifester leur puissance. Une fois convertis au christianisme ils en recouvriront les objets du nouveau culte. Avec eux, l'or entassé à Rome change rapidement de mains et s'éparpille au gré des invasions et de leur reflux.
Enfin ce sont les cathares, héritiers de toute la brillante civilisation languedocienne, qui ont recueilli cet or, nerf de la guerre contre les barons venus du Nord mettre un terme à l'hérésie. Après la brutale répression qui fauche les plus hardis Occitans et tarit leur culture, les Templiers arrivent dans le pays. Eux aussi manipulent beaucoup d'or.
Au XIIème siècle Bertrand de Blanchefort, un de leurs grands maîtres, fait venir d'Allemagne des travailleurs pour exploiter les mines d'or des alentours de Rennes. Plus tard, on dira - non sans raison - qu'il s'agissait d'orfèvres chargés de travailler des lingots d'or et d'argent, et non de mineurs...
Quoi d'étonnant, alors, à ce que des histoires de trésors enterrés circulent dans toute la région. En 1645, un berger trébuche dans un ravin qui le mène à une caverne, où il trouve des squelettes et de l'or. Il en emplit son bonnet et court annoncer la bonne nouvelle aux habitants de Rennes le Château. Ceux-ci ne croient pas le berger et le lapident !



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Au début du siècle, on a retrouvé, près de Rennes, une dalle en or : près de 20 kg de métal précieux, constitués de monnaies fondues, pour la plupart arabes. Un peu plus tard, on découvre une autre dalle, de 50 kg. En 1928, les restes d'une grande statue en or sont mis à jour au bord d'un cours d'eau, en aval de Rennes.
L'histoire de ces trésors - pas toujours mythiques - commence avec les Wisigoths. Ce que les Celtes avaient produit, les Romains l'ont emporté à Rome. C'est là que les Wisigoths vont le reprendre. La capitale impériale regorge de butin. Parmi les plus belles pièces, le trésor ramené du temple de Jérusalem par Titus, après l'échec de la révolte juive : des trompettes d'argent, l'arche d'alliance, la table d'or du pain et, surtout, le Menorah, célèbre chandelier à sept branches fait de 110 livres d'or fin.
En 410 de notre ère, Alaric investit Rome avec ses Wisigoths. Il rafle l'or des Césars. L'histoire mystérieuse du Menorah commence. Il est probablement emporté dans le sud de la Gaule, ou en Espagne, dans une des capitales du nouveau royaume wisigoth. S'il fait partie du trésor des rois installés à Carcassonne, il n'est nommé nulle part. Quand les Francs viennent menacer la capitale wisigothe, le trésor est transporté à Tolède. Il tombera, un peu plus tard, entre les mains des Maures et disparaîtra de l'histoire jusqu'au XIX siècle, quand plusieurs statues d'or et des pierreries seront retrouvées dans les environs de Tolède.
Une autre hypothèse existe. Il se peut qu'Alaric n'ait pas emporté le Menorah, il aurait été secrètement rendu aux Juifs caché à Jérusalem pendant des siècles. En 1099 les croisés s'emparent de la Ville sainte des Juifs et des Arabes. En 1120, neuf chevaliers fondent un ordre, celui des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Jérusalem. Ce sont les futurs Templiers. Ils campent dans l'ancienne mosquée al-Aqsa, construite par les Arabes sur l'emplacement du temple de Salomon.



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Très vite. leurs pouvoirs et leur richesse irritent les puissants de ce monde. En 1307. le roi de France accuse les Templiers d'hérésie et confisque leurs biens. Les plus grands dignitaires de l'Ordre sont brûlés sur la place publique. Toutefois. une partie des trésors des Templiers parvient à échapper à Philippe IV le Bel et se perd dans la nature. Comme plusieurs dizaines d'années auparavant. le trésor des cathares. La piste revient donc, une fois de plus. dans la région de Rennes le Château, où Bertrand de Blanchefort, premier grand maître des Templiers, avait une place forte : le Menorah, qu'il ait été ramené ici par les wisigoths ou par les Templiers, qui l'auraient retrouvé à Jérusalem, serait un indice.



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Avec l'abbé Saunière, qui dépense sans compter un argent qui arrive de nulle part. Le mystère rebondit. D'autant que le curé prodigue multiplie les initiatives étonnantes. On l'a vu tenter d'effacer les inscriptions (le deux pierres tombales, sans savoir que les textes avaient déjà été relevés par des archéologues locaux.
Outre le monogramme identique à celui des manuscrits retrouvés dans la colonne wisigothe, une des dalles de pierre porte la célèbre devise latine Et in Arcadia ego, adoptée par de nombreux artistes pont- les multiples interprétations qu'elle autorise. Son sens le plus évident :«.Te suis aussi en Arcadie ». C'est une allusion aux fameux bergers d'Arcadie et elle sous-entend que, même dans le paradis des bergers grecs, la Mort reste présente.
Au cours de son premier voyage à Paris, l'abbé Saunière avait très longuement visité le Louvre et acheté trois reproductions de tableaux. Dont Les Bergers d'Arcadie, de Nicolas Poussin, où un des personnages de la scène montre du doigt les mots gravés sur la surface du tombeau : Et in Arcadia ego ...A une dizaine de kilomètres de Rennes-le Château, sur un promontoire rocheux qui borde la route, on trouve le même type de tombeau... Avec un oeil exercé, on pourrait même reconnaître, sur le tableau de Poussin, l'horizon qui se profile autour de ce tombeau, lequel se trouve sur le territoire de la paroisse d'Arques -« Arquesse >>, avec l'accent du pays ! Dans son tableau, les deux bergers ont découvert un crâne humain, posé sur le bloc de pierre où est gravée l'inscription. Dans le tableau de Poussin, le tombeau est plus classique, tandis que le crâne a quasiment disparu. Le quatrième personnage du tableau est la personnification de la rivière Alphée.
La seconde version, celle du musée du Louvre, est très différente. Le crâne a disparu. Alphée a été remplacé par un troisième berger et les poses des personnages sont différentes. Le tombeau a perdu toute son élégance et son ornementation primitives. Il s'est transformé en bloc de pierre presque cubique, grossièrement taillé : il ressemble de façon frappante au tombeau isolé d'Arques
Est-il possible que Poussin ait peint un tel monument sans avoir eu connaissance de l'original ? Et pourquoi avoir choisi un sujet aussi particulier ? Ces Bergers d'Arcadie semblent avoir eu une signification particulière dans la vie de l'artiste : quand Chateaubriand ordonnera la restauration du tombeau de Poussin, à Rome, il y fera ajouter un bas-relief représentant le tableau aux deux versions.
Poussin a peint deux fois les Bergers d'Arcadie. Chaque version est la source de fascinantes interrogations. Le premier tableau, qui est actuellement conservé en Angleterre, a été inspiré par une oeuvre du Guerchin, exécutée en 1620. Il est probable que la fameuse phrase en latin : Et in Arcadio ego, a été composée par lui.
Avec cette énigmatique inscription, quatre autres mots latins se trouvent sur la pierre tombale : Reddis... Regis... Cellis... Arcis. On peut les lire latéralement :

Reddis Regis et Cellis Arcis, ou verticalement : Reddis Cellis et Regis Arcis. Le sens général de ce latin grossier est confus. Celui de chacun des mots est plus précis :
- Reddis, soit de Rhedea, le nom romain de Rennes ; soit  « qui reste » ;
- Regis, « du roi » :
- Cellis, soit « en un lieu caché »: soit « dans un reliquaire » ;
- Arcis, « en lieu sûr, enfermé ».



Une araignée complète l'ensemble. En occitan local, l'araignée se prononce cirenn. C'est peut-être une manière de dire , A Rennes »... Curieusement, sur un tableau du Christ descendu de sa Croix, offert à l'église de Rennes par un descendant de Blanchefort, la couronne d'épines a la forme caractéristique d'une araignée. Pour rester dans l'étrange, il faut signaler que ce Blanchefort est un parent de la morte que recouvrait la pierre tombale grattée par l'abbé Samzière ; et que, à la mort de ce Blanchefort, s'est engagée une querelle testamentaire interminable, au cours de laquelle de précieux documents se sont « égarés »... si bien qu'il ne restait guère plus que les pierres tombales de Marie d'Hautpoul comme témoin, du passé - et des secrets ?- de la famille Blanchefort.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Bergers%20d'Arcadie.jpg

Cette querelle portait sur certaines terres de la région, notamment celles de Fleury. Celles que, précisément, l'abbé Saunière a représentées dans un grand bas-relief de plâtre et de bois mis en place au-dessus du confessionnal au cours de la grande rénovation de l'église. Sous ce bas-relief, un texte intrigue « Venez à moi, vous qui êtes accablés, je vous donnerai le repos ». Dans les mots « vous qui êtes accablés », certains ont cru pouvoir découvrir « été », « sac à câble », « blé » (« trésor » en argot)...
D'autres formules énigmatiques ont été découvertes dans l'inscription qui figure sous le portrait de Madeleine, fait par Béranger Saunière lui-même. Ce bas-relief naïf nous montre Marie-Madeleine à genoux, les doigts croisés, le regard fixé sur une croix grossière. Près d'elle, un crâne humain et un livre ouvert.



Au-dessous, l'abbé Saunière a repris un verset extrait d'un des manuscrits de la colonne sculptée par les Wisigoths :

JÉSU MEDÉLA VULNERUM + SPES. UNA. POENITEMTIUM. PER
MAGDALENAE LACRYMAS + PECCATA NOSTRA DILUAS.



Traduit rapidement, ce verset signifie : « Jésus qui m'enlève ma peine, espoir du pécheur, par la grâce des larmes de Madeleine, enlève-nous nos péchés ». En attirant l'attention sur les accents irréguliers portés sur certaines lettres, et qui ne pouvaient pas exister en latin, Gérard de Sède a noté quatre syllabes, chargées selon lui d'une double signification :

-TE : pour «jais ». Une mine de jais, abandonnée, existe dans les environs de Rennes.
- DE : pour « dé ». On trouve une pierre en forme de dé près de Rennes.
- NE: pour « nez». A Peyrolles, non loin de Rennes, un rocher caractéristique a cette forme.
- NI : pour « nid ». Le pic Bugaralz, le point le plus élevé de la région, est connu sous le nom de « nid d'aigle ».


Mais tous ces sites ont-ils un lien avec l'étrange fortune de l'abbé Saunière ? On peut en douter, tout en trouvant étrange une telle coincidence. Beaucoup plus instructif est le rapport qui existe entre Madeleine, un crâne et une grotte.

Sources Hors net:- « Inexpliqué N°3 » librement adapté


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#3  7 Aug 2010 16:54:44

jean-luc
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

Bonjour, je rentre juste de vacances.

Merci pour ce très intéressant sujet. je suis allé deux fois à Rennes -le-Château; bizarrement j'ai décelé dans la petite église une chaine d'anachronismes que personne n'a jamais commenté à ma connaissance. je vais donc devoir le faire ici dès que les bagages seront rangés.

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#4  8 Aug 2010 00:52:09

Carthoris
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

Salut Jean Luc et bon retour,

Merci pour l'appréciation, et au plaisir de lire ta découverte, c'est tellement riche "Rennes le Château" que le moindre détail y devient captivant, mon père a lu énormément (et c'est peu dire)  sur le sujet des bouquins de Gérard de Sèdes à nos jours, c'est d'ailleurs ce qui m'a permis d'étoffer notre bibliothèque Forum.

En attendant je livre la 3eme partie du sujet.
La 4eme d'une autre source fera références aux hypothèses.
Je n'ai pour ma part pas encore été à Rennes le Château.


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#5  8 Aug 2010 00:52:37

Carthoris
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

LES SECRETS DE L’ABBE SAUNIERE

http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20SAint%20Antoine.jpg

Autour de Rennes le Château, les grottes et les cavernes sont très nombreuses. Il est possible que, dans sa jeunesse, l'abbé Saunière ait entendu parler d'un ermite qui vivait près de sa future cure, dans une grotte dédiée à saint Antoine. On a déjà vu que, au cours de son premier séjour à Paris, Béranger Saunière avait passé le plus clair de ses journées au musée du Louvre et qu'il avait rapporté de son voyage trois gravures, dont une reproduction du Saint Antoine de Teniers...           ==>
Sur ce tableau, on peut voir le saint devant un autel grossier fait d'un bloc de pierre, au sommet duquel se trouve un crâne humain. La grotte du tableau présente une ressemblance saisissante avec celle devant laquelle est agenouillée la Marie-Madeleine du bas-relief de l'église de Rennes le Château.




http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Marie%20Madeleine.jpg

Entre saint Antoine et Marie-Madeleine, il existe un lien significatif. Saint Antoine a été le premier à organiser des communautés monastiques. Certaines de ses reliques ont été rapportées en France par les membres de l'ordre de saint Antoine, qui n'auront jamais la puissance des Templiers mais qui introduiront en France le culte de Marie l'Égyptienne.
Cette sainte a vécu à la fin du quatrième siècle, à Alexandrie. Elle était prostituée. Inspirée par l'exemple de saint Antoine, elle passa la fin de sa vie dans le désert. La légende des Trois Marie la confond avec Marie-Madeleine, mais c'est elle qui a souvent été adorée comme « Vierge noire », surtout dans le sud de la France.
Une fois ce lien établi entre saint Antoine, Marie-Madeleine et les grottes, la progression de l'enquête sur les origines de l'or maudit de Rennes le Château n'est pas pour autant facilitée.
On sait que l'ordre de saint Antoine a conservé longtemps des relations privilégiées avec l'ordre des chevaliers Teutoniques, ainsi qu'avec celui de saint Lazare, qui est issu de celui des hospitaliers. La tradition veut que les antonins aient même servi à maintenir certaines coutumes des Templiers.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20R%e9volution.jpg

Là, l'histoire joue à nouer de curieuses coïncidences. En 1792, le dernier prétendant au titre de grand-maître des Templiers - par le rite franc-maçonnique - est le duc de Cossé-Brissac. Il meurt, lynché par la foule révolutionnaire. Dans les années soixante, Pierre de Cossé, duc de Brissac, est devenu grand-maître de l'ordre de saint Lazare. Quatre siècles auparavant, le vice-général de l'ordre était Francis de Fleury, qui appartenait à une famille dont les terres, nous l'avons vu, sont représentées sur un bas-relief de l'église de Rennes le Château...
Le mystère s'épaissit quand on étudie les monogrammes découverts par l'abbé Saunière dans le pilier wisigoth de l'église et ceux gravés sur la pierre tombale de Marie de Négri d'Albes, qu'il avait si bien voulu effacer. L'un de ces monogrammes peut se lire comme la double initiale (« P-S »  ou « B-S», surmontée par un dessin qui rappelle la tête du démon soutenant le bénitier de l'église. L'autre peut se lire « N... NOBIS... ». Selon certains, il faudrait lire cette inscription comme l'abréviation de «Non Nobis Domine ». Selon d'autres, inversée, il faudrait la lire comme « A...SION... ».
Récemment, un ésotériste anglais, Henry Lincoln, a prouvé l'existence d'un nouvel ordre maçonnique inconnu, le Prieuré de Sion. On sait que les francs-maçons revendiquent une filiation directe, mais secrète, avec les bâtisseurs du temple de Salomon et les chevaliers du Temple... On a souvent parlé de franc-maçonnerie écossaise : en Écosse, l'ordre du Temple n'a jamais été inquiété, ni banni !
Pour y voir un peu plus clair, revenons en arrière. En 1893, quand Béranger Saunière arrive à Paris, il se trouve plongé au coeur d'une querelle entre deux chapelles ésotériques. L'ordre kabbalistique de la RoseCroix, fondé par Stanislas de Guaita, s'oppose à l'ordre de la Rose-Croix catholique, du temple et du Graal, fondé par le célèbre Joséphin Péladan, dit « sâr » Péladan.




http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Rose%20Croix.jpg

Les rose-croix ne sont pas des inconnus en France. On dit que Descartes l'a été. On sait également que le dix-huitième degré du rituel maçonnique écossais est le chevalier du pélican, de l'aigle et du prince souverain rose croix du royaume terrestre. L'ordre de la Rose-Croix a lui-même été fondé en 1865, en Angleterre, avec l'aide de certains occultistes français, dont Eliphas Lévi.
Tout ceci est un peu compliqué, mais nécessaire pour tenter d'approcher avec rigueur le secret du trésor de Rennes le Château. Si les Templiers ou les antonins avaient été dépositaires d'un secret quelconque, ils l'auraient transmis aux ordres qui ont hérité de leurs biens. S'ils ne l'ont pas fait, ils ont au moins tenté de le transmettre, de génération en génération, aux descendants des familles qui auraient survécu à la destruction de l'ordre du Temple.
Les rose-croix affirment détenir un secret ancien. Ce secret, les francs-maçons le possè
dent peut-être également. On peut très bien imaginer que, dans les papiers amenés à Paris par l'abbé Saunière, les occultistes ont trouvé les clés d'une énigme ancienne. Si les papiers eux-mêmes ne paraissaient pas très anciens, il se peut qu'ils n'aient été que des copies de documents beaucoup plus vieux. Tout comme les pierres tombales, ces papiers fourmillent d'erreurs, qui ne peuvent être que délibérées...


http://carthoris.free.fr/Biblioth%e8que/Rennes%20le%20ch%e2teau,%20dossiers%20impostures,%20fantasmes.jpg

Gérard de Sède, un des chercheurs qui se sont penchés avec le plus de soin sur le secret de Rennes le Château, a soumis l'un de ces manuscrits à une analyse cryptographique. Après un travail de décodage compliqué, il a trouvé le texte suivant, qui est un peu décevant : « Bergère, aucune tentation. Pour Poussin, Teniers, détient la clé. Pax DCLXXXI. Par la Croix et ce cheval de Dieu, j'atteins ce démon gardien à midi. Pommes bleues. »
Devant un tel rébus, l'esprit humain a tendance à renoncer. Ce serait dommage. Dans l'église de Rennes le Château, il y a un carrelage à motifs bleus et blancs. De loin, il paraît figurer des... pommes bleues. Pax DCLXXXI :« paix 681 ». Pour les francs maçons français du xvlue siècle, qui se réclamaient des Templiers, l'année calendaire commençait en 1118. Ce qui situe l'année 681 en 1799 de notre ère.
Sur la tombe de Marie de Négri d'Albes, une date indique MDCOLXXXI. Admettons M pour « Marie » et O comme une erreur délibérée, nous retombons sur l'inscription DCLXXXI...
En s'intéressant au démon qui monte la garde, près de la porte de l'église de Rennes
le-Château, d'autres coïncidences s'offrent aux esprits curieux. Cet Asmodée est surmonté de quatre anges, dont les pieds supportent la devise « Par ce signe, tu vaincras ». Traduite plus finement, cette devise affirme : « Par ce signe, tu te rendras maître de lui ».
Quel signe font les anges ? A première vue, ils se signent de la main droite. En les observant plus attentivement, on s'aperçoit que celui qui est le plus élevé a la main gauche sur sa poitrine, tandis que la droite touche sa tête : c'est ' le signe d'Asmodée », celui qui ceint la tête de bouc des Baphomets que l'on trouve dans les rituels templiers, l'étoile à cinq pointes...



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Carte.jpg

http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Coume%20sourde.jpg

Regardons maintenant le paysage qui s'offre à nous du sommet de la tour Magdala, construite à grands frais par l'abbé Saunière. Au nord-ouest, les ruines romantiques du château de Blanchefort. Le 22 juillet, jour de la fête de Marie-Madeleine, le soleil se lève directement derrière elles. Au sud-est, les ruines d'une autre place forte, le château des
Templiers. Entre le château de Blanchefort et lui, un angle de 36°. L'angle interne de l'étoile à cinq branches !
Avec une bonne carte d'état-major, on peut reconstituer les cinq pointes de cette étoile : le mont qui borde la source de Marie-Madeleine et qui porte deux menhirs à son sommet, la tour Magdala, les deux châteaux en ruines et un point non caractéristique de la carte. Il suffit de s'y promener pour apercevoir un remarquable rocher blanc.
Au centre de ce pentagramme, le petit mont de Coume-Sourde. En 1928, on y a déterré une tablette de pierre gravée qui portait clairement les éléments essentiels du pentagramme, l'abréviation P.S. Praecuni (qui se retrouve sur une pierre tombale) et la phrase latine qui, traduite, se lit : « Au milieu de la ligne, là où M coupe la petite ligne ».
Pourquoi ce M? Pour Marie-Madeleine ou pour Marie de Négri d'Albes, dont la pierre tombale porte tant de mystérieuses inscriptions ? Justement, en reliant les erreurs les plus grossières de ces inscriptions, on s'aperçoit qu'elles se coupent à... 36°. De plus, l'extrémité d'une de ces lignes est marquée par le M isolé de Marie.
Quittons la carte d'état-major pour le terrain. La petite ligne dont il est question sur la tablette de Coume-Sourde est peut-être celle qui joint deux des pointes de l'étoile.



De la tour Magdala au château de Blanchefort, l'axe de la deuxième ligne traverse des bois qui tombent à pic sur la vallée de la Sals. Entre ces deux points, un rocher escarpé, le Siala. Entre Blanchefort et le point suivant se trouve une source thermale. La troisième ligne voit son centre occupé par un bois sans importance. Le centre de la quatrième est constitué par d'autres ruines, celles d'une chapelle templière. La cinquième longe la route de Granès.
Tous ces axes de progression traversent des terrains difficiles d'accès, à travers des lits de cours d'eau et des maquis serrés. Horizon perpétuel de ces lignes : la tour Magdala. Mais, sur la cinquième, qui mène à Granès, la fissure d'un aven se présente soudain. Cet aven ouvre sur un fabuleux réseau de cavernes et de grottes qui lancent leurs galeries sur plusieurs kilomètres.
Une de ces grottes ressemble irrésistiblement à celle du bas-relief de Marie-Madeleine, dans l'église rénovée par l'abbé Saunière. Elle s'ouvre sur un gouffre comparable à celui dont parlait le berger aux poches pleines d'or avant d'être lapidé par les habitants de Rennes le Château. Un peu plus loin, des rochers obstruent le passage. Ils ont manifestement été placés là par une main humaine...



L'enquête en est là. Il est possible que dans cet ensemble de grottes, Béranger Saunière ait retrouvé un fabuleux trésor. Curieusement, seuls deux des quatre manuscrits retrouvés à Rennes ont été publiés. Les deux autres contenaient sans doute des précisions sur la localisation du trésor, celles que se transmettaient les Blanchefort de génération en génération.
En restaurant l'autel de son église, l'abbé Saunière a retrouvé une des pièces manquantes de ce puzzle. Quelle était la pièce indispensable à la découverte du trésor ? Un autre document ? Le tombeau d'Arques. peint par Poussin ? Et de quel trésor s'agissait-il, celui des Templiers, celui des cathares ou celui des Wisigoths ? L'abbé Saunière est mort en emportant son secret. On ne sait même pas s'il a retrouvé le trésor. Il n'est pas impossible que sa soudaine et immense fortune n'ait eu pour origine que la reconnaissance internationale d'initiés intéressés par son document...

Aujourd'hui, le trésor du Razès dort peut être encore dans quelque caverne ignorée des hommes. Deux pistes ont été négligées au cours de cette rapide enquête : celle du Prieuré de Sion et celle de la famille des Habsbourg d'Autriche, dont certains membres ont séjourné à la tour Magdala. Les remonter est une autre histoire.



Sources Hors net:- « Inexpliqué N°3 » librement adapté


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#6  9 Aug 2010 22:56:38

Carthoris
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

LES HYPOTHESES


Un certain nombre d'hypothèses sur le mystère de l'enrichissement de l'Abbé Saunière jalonne les recherches et les livres sur Rennes-le-Château, les voici énumérés. J'ai essayé autant que le permettaient mes connaissances d'y rattacher les livres qui les abordaient, j'étofferai mes recherches par édition dès que possible.




Le refuge du Graal
Théorie développée par Jean Markale dans "L'énigme du Saint Graal - De Rennes-le-Château à Marie-Madeleine"accréditée par la présence d'Otto Rahn dans la région pendant l'occupation


Le trésor des Cathares.
Théorie évoquéée par Paul Rouelle dans "Court-Circuit, d’Orval à Rennes-le-Château"


La découverte de l'original de L'apocalypse de Saint Jean
Théorie évoquéée par Paul Rouelle dans Rennes Le Château une histoire d'Apocalypse, ou il pense que saunière aurait pu découvrir l''original de l'Apocalypse (entendre "Révélation")de Saint Jean


La Pierre Philosophale.
Théorie evoquée dans le livre Richard Khaitzine "Les Faiseurs d’or de Rennes-le-Château"


Le trésor des Templiers.

Théorie évoquée Steve Berry dans : "L’héritage des Templiers" ou par George Kiess dans "Albezuno d’Occitanie" il dirige son attention sur le Bézu. Ce lieu, dominant le paysage au sud de Rennes-le-Château, aurait depuis longtemps la réputation d'avoir été une propriété du Temple. Les Templiers : Ils étaient puissamment installés dans la région ; il y avait une commanderie à Campagne-sur-Aude, un observatoire sur le Mont du Bézu et à Blanchefort, un château leur appartenait : de gré ou de force, les nobles étaient bien obligés de marcher avec eux. Une preuve que les Templiers furent mêlés à cette affaire de trésors, c'est que sur la dalle dite de Blanchefort, il y avait, avec les inscriptions latines, des signes, comme seuls les Templiers en utilisaient. Il y avait aussi sur leurs biens un certain tabou, qui a fait que leurs dépôts ont traversé les siècles, sans qu'on y ait puisé ; tout ce qui venait des Templiers inspirait une grande crainte à ceux qui en avaient soit la garde ou l'occasion de s'en approcher.




Le trésor des Wisigoths.
Théorie évoqué dans l'ouvrage collectif " Le Bréviaire d’Alaric"

Ce trésor a été ramené dans leur capitale, Toulouse, après le pillage de Rome. Sous la poussée des Francs, les Wisigoths transférèrent leur capitale à Rhédae, amenant leur trésor ?. L'inventaire du butin de Toulouse a été fait par le Franc Frédégiaire et ne mentione pas le trésor de Rome. Les Francs progressant, les Wisigoths déménagent de Rennes vers Tolède. Tolède fut prise par les Arabes et l'inventaire affectué par El Macin ne révèle aucun trésor romain... Serait-il resté à Rennes ?




La tombe de Jésus Christ sous le Mont Cardou.
Thèse d'André Douzet reprise par Henry Lincoln qui ont entrevu la possibilité que quelques proches de Jésus dont Marie Madeleine ait pu rapatrier le corps du Chist dans la région de Rennes


Un trésor dans 12 caches de la région du Razès.
Théorie émise par l'interprétation du "livre de l'abbé Boudet "Die wahre sprache der kelten und der Kromlech von Rennes-les-Bains" probablement de l'or caché par les grandes familles de la région du razès pendant la Révolution.


Une fabrique de fausse monnaie.

Les Faux-monnayeurs du Bézu en 1340 : Guilhen Cathala, gendre du seigneur de Rennes et neveu du pape Benoît XII (Jacques Fournier) est découvert en flagrant délit de fabrication de fausse monnaie. D'où venait l'or ? L'ordre des Templiers, en tout cas, avait été liquidé en 1307. L'affaire a été classée




Des documents généalogiques sur le trône de France et les Mérovingiens.[Théorie du Prieuré de Sion]
Théorie de Pierre Plantard, reprise par Gérard de Sède et dernièrement par Dan Brown

Le Christ ne serait pas mort en croix mais serait revenu finir ses jours dans la région de Rennes Le Château avec Marie Madeleine qu'il épousa et de qui il aurait eu un enfant
L'Or de Rennes était à l'origine un manuscrit écrit par Pierre Plantard qui n'avait pas réussi à trouver un éditeur, et il fut largement ré-écrit par Gérard de Sède. L'Or de Rennes a été écrit en style historique, mais il a été également une promotion indirecte du mythe du Prieuré de Sion, en soulignant certaines allégations contenues dans plusieurs documents apocryphes attribués à cette société secrète Prieuré. Le livre reproduit également plusieurs diagrammes de fausses "reliques" avec des photographies retouchées pour embellir l'histoire d'un trésor caché et le mystère d'un prêtre - mais le livre était plus célèbre pour sa reproduction de deux feuilles de parchemin qui aurait été découvertes par l’abbé Saunière. Le parchemin fut reconnu comme étant le faux de Philippe de Chérisey, un ami et associé de Pierre Plantard. Parmi ceux qui ont lu le livre de de Sede on trouve le scénariste Henry Lincoln, qui créa une série de la BBC, deux documentaires sur le sujet de Rennes-le-Château. Il écrivit L’Enigme Sacrée en 1982 et sa suite Le Message directement inspiré par le Trésor maudit de Rennes-Le-Château. L’Enigme Sacrée devait elle-même être plagiée par Dan Brown, pour son Da Vinci Code. Dans ses dernières années, Gérard de Sède devint critique sur l'objet de Rennes-le-Château. Dans Rennes-le-Château: le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses (1988), il réduisit certains des aspects les plus bizarres du mythe qui était apparu au cours des 20 dernières années, mais en même temps, il ajouta quelques-uns de ses propres points de vue. Par exemple, il fit référence à une voiture dans le village de Rennes-le-Château qui avait été cribléé de balles de mitrailleuse qui prouverait qu’il fallait faire taire quelqu'un qui en savait trop", alors qu'en fait, la voiture appartenait à un agriculteur local que le fils avait utilisée comme cible pour s’amuser.




Un document remettant en cause les Evangiles.


Le trésor de Blanche de Castille.

Thèse défendue par Noël Corbut, selon des historiens de Carcassonne, la genèse du trésor remonterait à février 1250. A cette date la révolte des pastoureaux déclenchée dans le Nord de la France par le mystérieux « Maître de la Hongrie », battait son plein et la vague des serfs et des gueux déferlait vers le midi. Blanche de Castille, régente de France  la mort de Louis VIII, vint à Rennes-le-Château — que l'on appelait alors Rhedae — pour y mettre à l'abri, dans la puissante citadelle, le trésor de la France que menaçaient à la fois les pastoureaux et les sourdes cabales de la noblesse. Notez, en passant, que la citadelle de Rhedae passait pour imprenable et se situait sur la route d'Espagne, où Blanche de Castille savait pouvoir trouver refuge en cas de danger. Elle fit déposer le trésor dans la salle souterraine du donjon. Du moins on le pense. Certes, on s'explique mal que le trésor soit demeuré intact si longtemps, surtout durant l'année 1251 au cours de laquelle saint Louis aurait eu tant besoin de subsides que ne pouvait lui envoyer sa mère.




L'Arche d'Alliance ramenée de Jérusalem par les Templiers et cachée près d'Arques.
Théorie mise en en avant par Jimmy Guieu dans "Rennes le Château - Le grand mystère"


Le trésor de Jérusalem.
Théorie Relatée par Arnaud Salvatori dans "La rose et la croix"


Sources: Grâce à l'aimable concours de www.renneslechateau.com et librement étayée par moi-même pour la partie interaction livres/auteurs et autres pistes


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#7  12 Aug 2010 12:04:04

jean-luc
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Site web

Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

Votre serviteur aurait-il trouvé une nouvelle voie de recherches ?

Ayant eu l'occasion de me rendre à Rennes le Château, et ce, à deux reprises, mon attention a été attirée assez rapidement par des anachronismes au niveau de la décoration de l'église.
Avec pas mal de recul, je me suis rendu compte que ces détails n'ont jamais, à ma connaissance, été évoqués nulle part tant sur les sites internet, les blogs, les ouvrages que j'ai lus, les documentaires télévisés, et même dans les articles des revues paranormales que je lisais il y a plus de trente ans.

Généralement, nous pouvons trouver dans les églises des croix de forme circulaires peintes souvent de couleur rouge sur les colonnes ou de part et d'autres des vitraux. Je tiens à préciser que je fréquente beaucoup les édifices religieux car je suis féru d'architecture et plus précisément de taille de pierre. Ce qui m'a donc frappé à Rennes le Château fut l'orientation différente de chaque croix qui sont visibles au dessus de chaque statue disposée devant les vitraux. En effet, on leur a attribué une rotation allant de quelques degré à plus de 80 degrés. Ce n'est pas banal quand on voit le soin particulier qu'a donné l'Abbé Saunière à sa chère église. Je ne sais pourquoi, mais j'ai tout de suite pensé à un code ou une combinaison. Lors de cette première visite j'ai pris des photos tant bien que mal car l'utilisation du flash est interdit à l'intérieur pour ne pas dénaturer les couleurs; mais je n'ai pas immortalisé ces croix. De retour de vacances, j'ai recherché des articles sur Rennes le Château mais absolument aucun ne commentait ce qui m'a perturbé. De plus, rares sont les photos où ces croix sont visibles; on trouve tous les détails possibles, les statues, le chemin de croix... mais pas ce détail. J'y suis retourné deux ou trois an après pour les photographier mais manque de chance pour mon affaire, il y avait à l'extérieur un soleil radieux qui allait engendrer à l'intérieur un sacré contre jour. Bref, j'ai photographié tant bien que mal parmi les autres visiteurs et sans flash ces anachronismes. Vous jugerez vous-même de la médiocrité des images dans la vidéo.
j'ai essayé de chercher une explication rapide à ce code mais je me suis rapidement aperçu qu'il faudrait étudier sur place, mesurer les angles d'inclinaison... faire un réel travail d'investigation en somme; ce qui n'est pas à ma portée.

Ce que je ne m'explique pas est le fait qu'aucune personne à ma connaissance n'ait été intriguée ou ait tenté d'exploiter ces indices quand même hyper visibles. Sont-ils trop visibles justement, sont-ce les statues qui attire tout de suite l'attention (leur richesse semble justement confirmer cette hypothèse)?
Mon désir actuel serait d'attirer l'attention de spécialistes de Rennes le Château sur ces détail jusqu'alors inexploités et qui sait, orienter les investigations vers une nouvelle voie.

Voici donc la vidéo réalisée tard hier soir.



Images de la vidéo

Article écrit par Jean Luc pour http://www.conspirations-dossiers-secrets.fr/ © 2010

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#8  17 Aug 2010 23:57:37

kolls
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Messages: 3

Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

pour commencer, bonjour, etant nouveau sur le forum.

merci pour l'article...rennes le chateau, tant de choses lus, entendues.

que pensez vous du livre d'alexandra schreyer: Jules Verne Et Arsene Lupin - Tome 1, A La Recherche Des Écrits Perdus
si vous l'avez lu?
interessant sur le confinement du secret.

bonne continuation


Seuls les hérétiques font avancer la science contrairement aux inquisiteurs et aux orthodoxes figés dans leurs dogmes.

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#9  21 Nov 2010 01:16:34

Carthoris
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Messages: 2573

Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

L'ABBE HENRY BOUDET ET SON LIVRE CLE
La Vraie Langue celtique et le Cromlech de Rennes-les-Bains

Tout d'abord, je te réponds tardivement à Kolls, avec mes excuses j'avais loupé ton post, non je n'ai pas lu le livre auquel tu fais allusion. par contre je peux parler des livres que j'ai dans la bibliothèque:
- Rennes le Château le dossier, les impostures, les hypothèses de De Sèdes
- Rennes le château le Secret dérobé de Franck Daffos
- Rennes une histoire d'Apocalypse de Paul Rouelle (c'est un hors série de Top Secret)
- L'Enigme Sacrée d'Henry Lincoln
- Mu le sacré dévoilé de Sarah Fishberg, James Langley et Isaac Ben Jacob (il y a un long chapitre sur Rennes à l'intérieur)

Ce complément va surtout s'adresser aux passionnés de Rennes le Château, il évoque la vie et les écrits d'un personnage capital de notre histoire, article un peu plus ciblé moins généraliste, mais plus introspectif, car
Si Béranger Saunière curé de Rennes-le-Château, semble occuper le devant de la scène et monopoliser à son profit tous les regards dans l'affaire du mystérieux trésor du Razès, il n'en existe pas moins un personnage capital qui, côté jardin et dans les coulisses, tire les ficelles Henri Jean-Jacques Boudet, curé de Rennes-les-Bains...



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Boudet%20Cromlech.jpg

Henri Boudet naît le 16 novembre 1837 à Quillan, dans l'Aude, de parents assez pauvres. Cependant, son intelligence et ses dispositions lui valent d'être remarqué par l'abbé Émile de Cayron, curé de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Personnage assez énigmatique que cet abbé de Cayron. La Seinaine religieuse s'interrogeait encore à son décès sur l'origine de ses ressources, tout en précisant qu'il recevait de l'argent de la famille de Rennes ! Peut-être de la famille de Fleury, alliée depuis toujours aux Hautpoul Blanchefort, et à laquelle appartenait ce Paul-Urbain de Fleury dont l'étrange tombe, au cimetière de Rennes-les-Bains, nous affirme qu'« il est passé en faisant le bien » jusqu'à sa mort. Un décès d'ailleurs bien difficile à dater le comte de Fleury possédait le rare privilège d'avoir deux pierres tombales (!), dans le même cimetière. L'une, maintenant disparue, le faisait naître le 3 mai 1776 et décéder le 7 août 1836, l'autre indique comme date de décès le 7 août 1856, à l'âge de soixante ans. Ce qui le ferait naître en 1796. Comme on peut le constater, les mystères de Rennes-les-Bains n'ont rien à envier à ceux de Rennes-le-Château, tous deux participant du même énigmatique ensemble.




http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Abb%e9%20Boudet.jpg

Emile de Cayron finance les études d'Henri Boudet, qui est ordonné prêtre le 25 décembre 1861. En 1872, Mr de la Bouillerie le nomme à la cure de Rennes-les-Bains, où il s'établit modestement en compagnie de sa mère et de sa soeur. Pendant huit ans, cet inlassable marcheur parcourt en tous sens la campagne de Rennes pour visiter ses ouailles. C'est à cette époque qu'il se passionne pour les vieilles pierres, nombreuses dans la région. Ainsi écrit-il à l'abbé Grassaud : "Tout en appréciant la végétation des beaux jours je garde ma tendresse pour l'hiver où la verdure ne dissimule plus les pierres qui dominent le paysage. » Pierres levées ou travaillées par l'homme, celles-ci abondent dans le voisinage de Rennes-les-Bains, qu'il s'agisse des menhirs debout ou renversés du sommet du Bazel, du Roc-Nègre, du menhir du cap de l'Homme, des Roulers, du Pla de la Coste, des pierres du Serbairou, du Cugulhou ou de Goundhill. elles semblent poser aux cieux une vertigineuse interrogation venue du fond des âges". L'abbé la reprend à son compte, et, le soir, il transcrit le résultat de ses observations infatigables. De même, l'abbé Boudet s'intéresse à la topographie et, plus particulièrement, à la toponymie. On lui doit ainsi un premier essai, Origine du nom de Narbonne, manuscrit de dix-neuf pages suivies de cinq pages de considérations toponymiques sur l'Aude. Déjà, à la lecture de ces quelques pages, il est facile de constater que leur auteur est intelligent et fort cultivé. Ses connaissances historiques sont vastes et profondes, qu'il s'agisse d'antiquités gauloises ou romaines. Il maîtrise parfaitement le grec et le latin, l'anglais et le saxon. Ce manuscrit ne fut, sans doute, jamais publié et l'existence de certains points communs permet de le considérer comme l'esquisse de ce qui allait être son grand oeuvre : la rédaction de La Vraie Langue celtique et le Cromlech de Rennes-les-Bains, l'un des plus mystérieux ouvrages de son temps, s'il est tant soit peu possible de le comparer à quelque autre.



Table des matières de la vraie langue Celtique
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
CHAPITRE PREMIER  LANGUE CELTIQUE
CHAPITRE II  LANGUE HEBRAIQUE
CHAPITRE III  LANGUE PUNIQUE
CHAPITRE IV  FAMILLE DE JAPHETH
CHAPITRE V LANGUE CELTIQUE
CHAPITRE VI  LES VOLKES TECTOSAGES ET LE LANGUEDOC
CHAPITRE VII  CROMLECK DE RENNES-LES-BAINS
CHAPITRE VIII  VILLAGE CELTIQUE DE RENNES-LES-BAINS

Source: http://boudet.wikia.com/

http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Le%20Christ%20au%20li%e8vre.jpg

En 1880, l'abbé Boudet considère qu'il a achevé son travail. Il décide de le publier à compte d'auteur, en finançant la publication avec des fonds dont on ignore la provenance. L'imprimeur choisi est François Pomiès, 50, rue de la Mairie à Carcassonne, maison qui, pendant la Révolution, servit de refuge et de lieu de culte à de nombreux prêtres. Il faudra attendre six ans avant que le livre soit édité. Insatisfait, l'abbé Boudet apporte constamment de nouvelles modifications et corrections à son texte. Enfin, en 1886, La Vraie Langue celtique sort des presses de Louis Bonnafous, qui avait succédé à François Pomiès. Les livres de comptes de l'abbé nous renseignent sur le coût de cette édition : 5382 francs-or. Le tirage fut de 500 exemplaires, 300 furent offerts gratuitement, 98 furent vendus et 102 furent détruits en 1914. Signalons que cet ouvrage fort rare a été réédité en 1978 par les Éditions Pierre Belfond, en fac-similé, avec une préface de Pierre Plantard de Saint-Clair et une introduction de Jean-Pierre Deloux. Le livre est diversement accueilli. La reine Victoria fait envoyer par son secrétaire une lettre de félicitations à l'auteur. Les réactions locales relèvent de l'indifférence et de la plus totale incompréhension, mais elle s'accordent à reconnaître qu'il y a dans ce volume une somme de travail qui mérite quelque respect ... L'opinion du rapporteur général du jury du Prix de l'Académie des sciences de Toulouse, M. Lapierre, est particulièrement significative : « Nous n'avons pas été peu surpris d'apprendre que la langue unique qui se parlait avant Babel était l'anglais moderne conservé par les Tectosages. C'est là ce que M. Boudet nous démontre par de prodigieux tours de force étymologiques. » L'historien du comté de Razès, Louis Fédié, constate : « L'auteur est un homme compétent qui s'est préparé à son sujet par de fortes études et de patientes recherches. »
Seul le R.P. Vannier fait une déclaration conforme à la vérité et révèle qu'il y a anguille sous roche : « L'abbé Boudet détient un secret qui pourrait engendrer les plus grands bouleversements... » Pour d'autres érudits de la région, comme Germain Sicard, il s'agit « d'interprétations fantaisistes... d'un document curieux et hétéroclite... » Un avertissement du savant Gaston Jourdanne résume la position des milieux scientifiques audois « Nous ne saurions trop engager les archéologues de l'Aude à se méfier des étymologies suggérées par un brave prêtre du pays. auteur d'une brochure inénarrable... ». Étymologiquement Jourdanne a raison : on ne peut raconter La Vraie Langue celtique. On pourrait croire qu'il s'agit d'une délirante élucubration, de l'oeuvre d'un farceur ou d'un « fou littéraire », tant l'ouvrage abonde en apparentes absurdités, en affirmations insensées. Ainsi le nom des Volques dériverait, selon l'abbé Boudet, des verbes to valt (voltiger) et to cow (intimider). Tectosages viendrait de to take to (se plaire à) et to sack (piller).
Boudet en déduit que « les Volkes Tectosages effrayaient leurs ennemis par la rapidité de leurs évolutions dans le combat et se plaisaient à dévaster et à piller ». Poursuivant son analyse, il fait un rapprochement avec l'allure si caractéristique des voltigeurs, conservée dans les régiments de zouaves et de chasseurs à pied. Ce qui ne l étonne guère, car " les Volkes sont les ancêtres des Franks ". Il nous précise un peu plus loin que les Volques sont les fils de Gomer. Ainsi les Mérovingiens descendraient-ils aussi de Noé par la famille de Japhet...
Un autre exemple donne bien la mesure de l'humour du bon abbé : les Numides doivent leur nom au fait qu'ils étaient sans cesse à la recherche de prairies nouvelles (de l'anglais new meuds) ! La lecture de certaines absurdités ne peut que mettre la puce à l'oreille du lecteur attentif. Ne s'agirait-il pas d'éveiller son attention et de l'inciter à lire La Vraie Langue celtique dans une tout autre perspective ?
Le texte doit être envisagé avec ses apparentes absurdités, ses jeux de mots, ses calembours, les associations d'idées que certains mots peuvent suggérer, ses devinettes, ses analogies verbales, ses incongruités qui renvoient le lecteur attentif à la toponymie et à la topographie de la campagne de Rennes-les-Bains.
Au lecteur maintenant d'entendre « la langue des oiseaux », de se laisser prendre aux jeux de la cabale phonétique, de rêver aux étoiles. A lui d'interroger les tarots et les astres pour découvrir l'Arcadie fabuleuse  qu'abrite le Cromlech de Rennes.


http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Plantard%20et%20Cherissey.jpg

Une carte signée Edmond Boudet, notaire et frère de l’abbé, complète l’ouvrage.Intitulée : « Rennes Celtique », elle est essentielle. Son décodage doit se faire en fonction du texte et selon différentes méthodes : tarot, astrologie et codage astronomique, décompte du temps à la façon des gaulois selon un mode signalé dans le texte, permettant de passer du noirs au blanc. Ce mode gaulois est exprimé par Pierre Plantard de Saint Clair (à gauche sur la photo avec le marquis Philippe de Chérisey) dans sa préface à la réédition du livre : " 14 nuits vont de la nouvelle Lune à pleine Lune et 14 jours de la pleine Lune, à la nouvelle Lune avec cette idée latérale que le sixième jour ouvre toutes les portes".
Ce décodage permet d'identifier certain, lieux clés du pays de Rennes. Les anomalies, ou erreurs volontaires de la carte, si on la compare à la réalité topographique, ont pour but d'attirer l'attention sur des lieux indispensables à la résolution de l'énigme. Ajoutons que le sceau de la maison Plantard permettrait d'obtenir un résultat identique en pratiquant une triangulation à partir des lettres figurant sur le blason. Il en va de même de l'une des deux dalles de la tombe de la marquise d'Hautpoul-Blanchefort portant la devise Et in Arcadia ego, que Béranger Saunière, curé de Rennes-le-Château, effaça en 1891 sur l'ordre de l'abbé Boudet.
En effet, Boudet est le maître. Saunière n'étant que l'apprenti, le bras qui exécute ce qu'a déterminé la tête. Paradoxalement Boudet. comme le souligne Pierre Plantard. est beaucoup plus anxieux de révéler un secret que de le cacher. C'est ce qui explique qu'après une vaine tentative, la rédaction de son livre et son peu d'audience, il ait choisi de fixer ses révélations dans la pierre en décidant de restaurer l'église de Rennes-le-Château. selon une symbolique qui, par la décoration de l’extravagant et insolite édifice, transmet et illustre le message qu'il avait confié aux mots de « La vraie langue celtique »



Tête sculptée enchâssée à l'époque dans le mur du presbytère de Rennes les Bains. Cette tête sculptée représente un visage de femme, d'environ 23 cm X 33 cm de hauteur, le visage penché en avant.  La facture de cette sculpture est gallo-romaine ( sûrement du haut empire ). Un trou, une cupule apparaît sur la partie supérieure de la tête, elle ressemble à toutes celles que l'on a retrouvé sur les monuments funéraires gallo-romains. Sculpture évoquée dans l'ouvrage de l'abbé Boudet: "La Vraie langue Celtique"

Source: www.renne-le-chateau.com

http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20T%eate%20cap%20de%20l'Homme.jpg

A cette fin, il verse à Marie Denarnaud des sommes considérables qui permettent à Saunière de restaurer son église et de vivre en milliardaire pendant plusieurs années. Saunière n'apprendra le secret de l'abbé Boudet que peu avant son décès le 30 mars 1915.
Il repose, selon son voeu, non à Rennes-les-Bains, où sont inhumées sa mère et sa sœur, mais au cimetière d'Axat, près de son frère Edmond, décédé le 5 mai 1907. La pierre tombale, exécutée selon ses instructions, attire l'attention par un petit livre fermé sculpté au bas de la pierre. S'il est relativement courant de voir un livre ouvert sur une tombe, il est en revanche tout à fait insolite d'en rencontrer un fermé. Pierre Plantard nous en donne une brève description «  Sur la reliure, on peut lire I.X.O.I.S., mot d'apparence grecque dont les dictionnaires ne font pas mention. La graphie et les points qui s'intercalent entre les lettres signalent qu'il doit s'agir des initiales d'un ensemble à découvrir. Ce livre clos reste l'ultime message que les deux frères ont laissé à l'initié qui passe saluer leurs dépouilles. »
Le cimetière de Rennes-les-Bains, dont on a déjà mentionné les insolites tombes de Paul-Urbain de Fleury, propose au visiteur attentif d'autres indices pour le guider sur la piste qui mène à la solution de l'énigme. Il faut toujours y voir la volonté de l'abbé Boudet qui, s'il parcourut la campagne en la jalonnant de repères, ne manqua pas non plus de laisser des signes dans son église et dans son cimetière. Ainsi peut-on y voir la tombe à croix pattée de son prédécesseur, le curé Jean Vié, tombe qui porte l'inscription e Mort le 1, 7bre 1872 ». Bien étrange manière d'écrire 1° septembre, et qui met en évidence le nombre 17, en le rattachant par un jeu sur le nom du curé à la date du 17 janvier, dont on sait quelle est aussi celle qui figure sur la pierre tombale de la marquise d'Hautpoul-Blanchefort et qu'elle tient un rôle non négligeable dans la solution de ce mystère.
Non loin, se trouve la tombe de la mère et de la soeur de l'abbé Boudet, qui est rimée d'une croix (semblable à celle que portait l'une des deux tombes du comte de Fleury), dont l'extrémité supérieure et les deux bras se terminent par des flèches qui nous signifient de porter notre regard dans les directions indiquées. Ainsi nous est-il possible d'observer, en levant les yeux, et suivant la direction donnée par la flèche verticale, un alignement orienté vers l'ouest, dont le point de départ était un tilleul qui, malheureusement, n'existe plus depuis 1975.
Dans l'axe de la tombe du curé Jean Vié on peut remarquer une fenêtre grillagée dans le mur de l'église, sur le toit de celle-ci, un petit piédestal surmonté d'une boule, et, sur la montagne, un rocher dit « cap de l'Homme », dont l'abbé Boudet écrit :« Un menhir était conservé à cet endroit, et on y avait, dans le haut, sculpté en relief une magnifique tête du Seigneur Jésus, « le Sauveur de l'humanité ». En 1964, l'abbé Delmas, curé de Rennes-les-Bains, prétendait que cette tête, que l'on peut encore admirer encastrée dans le mur du presbytère, était une représentation de Dagobert II. Il s'agirait plus probablement d'une tête funéraire romaine et l'on peut supposer que son pendant existe encore, perdu dans la campagne. Remarquons aussi que cet alignement passant par le Pla de las Brugos, qui la dissimule, est orienté sur la Tour Magdala de Rennes-le-Château.
Un tableau fort symbolique, représentant cet ensemble. figurait encore au cours des années soixante dans l'église de Rennes-les-Bains. Il datait approximativement de 1874 et appartenait à la maison de Fleury. On ne sait ce qu'il est devenu. En revanche, un autre tableau dit Christ au lièvre est toujours visible dans l'église de Rennes-les-Bains ; il représente la Sainte Vierge veillant le Christ au tombeau. Cette toile est une copie presque exacte d'une toile de Van Dick qui est exposée au musée des Beaux-Arts d'Anvers. Sur la réplique de Rennes, qui appartenait à Paul-Urbain de Fleury, ne figurent pas Marie-Madeleine et Joseph d'Arimathie. A leur place, non loin de l'entrée de la grotte où se trouve le tombeau, on peut voir le dolmen.



Le bas-relief de l'autel représente une grotte dans laquelle Marie-Madeleine contemple une croix brute, un livre ouvert à son côté(symbole de la Connaissance), un crâne (symbole de la vanité) et un pommier (symbole de l'éternité). Marie-Madeleine croise les doigts d'une façon très curieuse. Une inscription figurait autrefois sous le tableau, mais elle a disparu depuis. Curieusement certaines lettres portent des accents, chose étrangère au latin. JÉSU.MEDÈLA.VULNÉRUM+SPES.UNA.PŒNITENTIUM.PER.MAGDALENÆ.LACRYMAS+PECCATA.NOSTRA.DILUAS", "Jésus, remède des blessures, unique espoir du pénitent, par les larmes de la Madeleine, efface nos péchés".

Source: Blog de katnightwind

http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20La%20Madeleine.jpg

Cette peinture très curieuse ne manque pas de renvoyer à un tableau figurant dans l'église de Rennes-le-Château, que certains attribuent à Béranger Saunière, et qui montre Marie-Madeleine agenouillée dans une grotte, devant une croix. Sous ce tableau, une inscription latine, disparue depuis, que l'on peut traduire par :

jésus, remède de blessures
Unique espoir du pénitent
Par les larmes de Madeleine
Efface nos péchés.


L'inscription attire aussi l'attention du lecteur sur le mot Poenitentium, que l'on traduit par pénitent. Il n'est pas indifférent de remarquer que la statue de la Vierge placée sur le pilier dit wisigothique porte l'injonction faite par la Vierge à La Salette :« Pénitence ! Pénitence !» De même peut-on lire au-dessus du diable : «  PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS ». Il est facile de comprendre que le signe invoqué est celui de la croix. En latin, comme on le sait, croix se dit Crux, que l'on traduit aussi par potence. En latin, comme en français, les mots potence et pénitence ont des consonances très voisines, et procédant selon une lecture proche de celle qu'explicite l'hermétiste Grasset d'Orcet, il est possible de comprendre potence au lieu de pénitence.
Alors, faut-il encore se reporter à La Langue celtique, où l'abbé Boudet écrit que « les descendants des Tectosages ont toujours employé la potence contre les criminels. Nous retrouvons ce supplice dans le terme Fangallots, désignant un terrain situé à Rennes-les-Bains, sur la pente abrupte au pied de laquelle est bâti l'établissement thermal du Bain-Doux. Fangallots signifie disparaître par la potence - to faint disparaître ; gallows, potence, gibet ».
Il faut aussi se souvenir qu'au XVIII° siècle on donnait le nom de Vallée des Croix - (Val Crux) au site de Rennes-les-Bains, et l'on comprendra l'intérêt tout particulier que l'abbé porte au signe de la croix, à la potence devenue croix et au lieu-dit Fangallot dont le sous-sol dissimulerait une nécropole romaine et des statues de divinités paiennes, identiques à celle qui fut exhumée. puis de nouveau inhumée, en présence de l'abbé Boudet, dans la maison Chalulieu à Rennes-les-Bains.



Cet exemple, assez significatif de la manière Boudet, illustre bien de quelle façon il faut entendre La Vraie Langue celtique qui « par son réveil inattendu », permet à celui qui sait en saisir les subtilités de découvrir « la meule qui devait moudre le blé (l'or) d'une manière parfaite » et, ainsi, d'identifier les douze palais » de Rennes-les-Bains, où furent. et le sont encore pour certains d’entre eux, entreposés les trésors du Razès.




Sources :
Revue Inexpliqué
Sources encyclopédique
www.renne-le-chateau.com
Blog de katnightwind
http://boudet.wikia.com/


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#10  13 Dec 2010 22:34:37

Carthoris
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Re: Le Mystère de Rennes-Le-Château

LES PARCHEMINS DE BLANCHE DE CASTILLE

Toujours Rennes-le-Château, ce pôle secret d'une histoire de France différente ! Et encore Montségur et les cathares, qui ont pu sauver de leur défaite un mystérieux trésor ! Lequel ? Peut-être quelques parchemins au contenu décisif pour l'avenir de la monarchie française... Un surprenant rebondissement de l'affaire de Rennes-le-Château.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Bucher%20Montsegur.gif

A une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau de Rennes-le-Château, Montségur, qui « brûle toujours », rappelle par ses ruines le long martyre de l'Occitanie. Dès 1206, Raymond de Perelha, seigneur de Montségur, avait remis en état le château à la demande des cathares qui, deux ans plus tard et sur l'instance de leur évêque Guillabert de Castres, s'y établirent et en firent le siège de leur Église.
Alors que les armées royales et les barons venus du nord mettaient le Languedoc à feu et à sang, la forteresse, ultime tête du dragon, tenait bon. En 1243, une petite troupe d'hommes d'armes quitta le château et alla massacrer onze inquisiteurs qui siégeaient dans la petite ville d'Avignonnet.  Il faut trancher la tête du dragon », aurait dit Blanche de Castille, mère de Saint Louis, et elle dépêcha une armée de dix mille hommes contre Montségur qui ne disposait que de quelque cinq cents défenseurs.
Le siège commença au mois de mai 1243. Les cathares ne manquaient ni d'eau ni de vivres et ils pouvaient communiquer avec leurs alliés de l'extérieur, dont le principal était le comte de Toulouse Raymond VII. Ce dernier continuait à approvisionnier la forteresse au titre d'un accord commercial difficilement contestable. Les mois passèrent sans qu'aucun événement décisif ne se produisît et fît pencher la balance en faveur des assiégeants.
Au mois de décembre. Hugues des Arcis, qui commandait les troupes royales, décida de passer à l'action. Il ordonna à un corps de montagnards basques de s'emparer de l'épaulement est et d'y installer une machine de guerre. La réussite de cette action délicate ne fut pas suffisante pour inquiéter Pierre Roger de Mirepoix, seigneur de Bellissen, qui commandait la place. Cependant, un nouvel exploit des montagnards basques allait considérablement contrarier ses possibilités de défense : la prise de la barbacane est. Toutefois, cela ne suffisait pas pour emporter rapidement la décision. La situation pouvait encore s'éterniser, à moins que le comte de Toulouse ne retirât son assistance économique aux assiégés. La position politique de Raymond VII était on ne peut plus délicate. D'une part, il cherchait, après l'échec de sa dernière tentative d'insurrection, à faire la paix avec le pape Innocent IV et le royaume de France. D'autre part, il devait tenir compte de la vive sympathie que la majorité de ses sujets et de ses vassaux éprouvait pour les cathares, même s'il pressentait que la cause des Purs et des Parfaits était irrémédiablement perdue. Profitant du crédit que lui procurait encore sa situation (son intervention aurait pu encore bouleverser l'issue de la « croisade contre le Graal »), il se résigna à négocier avec la reine Blanche de Castille.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Montsegur.jpg

C'est alors qu'intervint un homme qui allait se livrer à une mystérieuse activité : Raymond d'A Niort qui était le gendre de Pierre-Roger de Mirepoix et le beau-frère de Raymond de Perelha.
Rappelons que les A Niort s'étaient illustrés sous la bannière de Toulouse en combattant Simon de Montfort et son sénéchal Pierre de Voisins, celui qui allait devenir seigneur de Rhedae (Rennes-le-Château). Fins politiques, les A Niort n'en disposaient pas moins d'appuis dans le camp des barons du nord. Sans doute en raison de leurs bons rapports avec les Templiers, auxquels ils avaient cédé, en 1147, leur domaine de Campagne-sur-Aude. En décembre 1243, Raymond d'A Niort envoya à Montségur un messager, Escot de Belcaire, son homme de confiance, qui remit des lettres à Pierre-Roger de Mirepoix tout en l'informant qu'il allumerait un grand feu sur la montagne du Bidorta « si le comte de Toulouse menait à bien ses affaires ». Escot de Belcaire repartit et l'on put apercevoir, la nuit suivante, un feu au sommet de la montagne. Quelques jours plus tard, deux cathares, Mattheus et Pierre Bonnet, parvenaient à fuir la forteresse et emportaient « de l'or, de l'argent et une grande quantité de monnaie » qu'ils dissimulèrent non loin, dans une des grottes fortifiées voisines... Montségur résista encore deux mois, alors que sa situation devenait de plus en plus précaire. Le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix demanda à négocier. Il semble que les assiégeants consentirent à toutes les demandes des assiégés : non seulement la garnison obtint de pouvoir quitter la citadelle avec armes et bagages, tout en recevant les honneurs militaires, mais encore on accorda la vie sauve aux cathares qui abjureraient l'hérésie. De même, tous furent absous du meurtre des onze inquisiteurs. Enfin, il fut permis aux assiégés de rester dans la place pendant encore quinze jours.
Tout cela ne manque pas d'être fort troublant, il semble que toutes ces conditions furent le fait des cathares eux-mêmes. Un vaincu qui dicte ses conditions au vainqueur, voilà qui n'est pas banal !
La suite allait être non moins mystérieuse. Le 13 mars, dans la nuit précédant la reddition, trois Parfaits, Amiel Aicard, Hugo et Poitevin, quittent en secret la forteresse en se laissant glisser, suspendus à des cordes, le long de la vertigineuse paroi rocheuse nord. Cela fut accompli, témoigna le chevalier Pierre-Roger de Mirepoix auprès de l'Inquisition, afin que l'Église des hérétiques ne perde pas son trésor qui était caché dans les forêts, et les fugitifs connaissaient la cachette. A La fuite des trois Parfaits violait les conditions de la reddition et faisait courir un péril mortel aux assiégés. Il est permis de s'interroger sur la nature d'un trésor qu'il convenait de sauver à n'importe quel prix. Pour Fernand Niel, auteur d'une étude sur Montségur, les fugitifs ne sauvèrent pas un trésor matériel : « Celui-ci n'avait-il pas été déjà évacué deux mois plus tôt avec Mattheus et Pierre Bonnet ? Il s'agissait cette fois, croyons-nous, d'objets plus précieux, d'un trésor spirituel, peut-être des parchemins. » On pourrait aussi entendre, par « trésor spirituel », le secret de la cache d'un trésor beaucoup plus matériel. Fernand Niel s'interroge également sur la conduite du comte de Toulouse et sur celle de Raymond d'A Niort, intermédiaire de la négociation, qui prêtent à réflexion. De même, il se demande quel était le personnage de l'extérieur avec lequel Pierre-Roger de Mirepoix, commandant de la place de Montségur, avait engagé des transactions secrètes.
La généalogie, l'histoire et le légendaire vont nous fournir quelques éléments de réponse qui, à défaut de tout expliquer en détail, n'en donnent pas moins une solution d'ensemble. Pierre-Roger de Mirepoix, seigneur de Bellissen, descendait de Mérovée Levi, seigneur de Mirepoix, qui, sur l'ordre de Bera II, comte de Razès, époux de Gislis, elle-même fille du roi wisigoth Tulga, alla soustraire, le 23 décembre 680, le petit Sigebert IV (dit le « Plant-Ard ») aux entreprises criminelles des maires du palais, Ebroïn et Pépin II d'Héristal, ce dernier étant le père de Charles Martel, le vainqueur des Arabes à Poitiers.
Le « rejeton ardent » Sigebert IV était le fils du Mérovingien Dagobert II, roi d'Austrasie, assassiné sur ordre de Pépin Il en forêt de Woëvre, dans la Meuse, le 23 décembre 679, et enterré à Stenay. Mérovée Levi et le e rejeton ardent » arrivèrent à Rhedae (Rennes-le-Château) le 17 janvier 681.
En récompense de son exploit, le chevalier reçut la faveur d'élever Sigebert qui, portant le titre de comte de Rhedae, fera souche dans le Razès. Mort en 758, il fut enterré, comme deux de ses descendants, dans l'église SainteMadeleine de Rennes-le-Château. Une dalle gravée, représentant le combat de deux ours et un cavalier portant un enfant, fut posée sur la sépulture des trois e rois perdus ».
Le combat des deux ours évoque aussi bien les luttes fratricides des princes mérovingiens que la Petite Ourse et la Grande Ourse, aussi appelées Petit Chariot et Grand Chariot. On sait que, dans la mythologie grecque, la Grande Ourse est la nymphe Callisto, fille du roi d'Arcadie Lycaon. Ajoutons que, pour certains historiens, le nom de Rhedae dériverait du mot wisigothique rheda (chariot). De même, pour certains hermétistes, l'orientation et la construction du château de Montségur renverraient à ces deux constellations.



Le chevalier et l'enfant rappellent la fuite de Mérovée Levi et du "rejeton ardent ". Ils seront, par la suite, à l'origine de l'emblème des Templiers, représentant deux cavaliers chevauchant la même monture, quand les chevaliers du Temple prétendront réconcilier les dynasties mérovingienne et capétienne.
Et c'est bien d'une négociation entre les deux royautés qu'il s'agit en ce mois de décembre 1243. Par ses origines, Pierre-Roger de Mirepoix est l'un des tenants de la vieille race, dont les membres sont en exil depuis l'ultime tentative de Sigebert VI, proclamé « roi Ursus », comte de Rhedae et duc de Razès, pour reconquérir son trône légitime avec l'aide de Bernard II, marquis de Gothie. Les deux hommes furent défaits en 881, à la bataille de Poitiers, par Louis II le Bègue. Ainsi Mirepoix continue-t-il la lutte ancestrale qui oppose les deux dynasties.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Vitrail%20Blanche%20de%20Castille.jpg

Quand Sigebert VII quitta le Razès avec ses descendants et ses partisans, il confia la garde des trésors de Rennes (et par là nous entendons les terres et le voisinage de la commune de Rennes-les-Bains) à la famille de Blanchefort qui la conserva jusqu'en janvier 1169, date à laquelle elle passa entre les mains des cathares, lors du décès de Bertrand de Blanchefort, grand maître de l'ordre du Temple depuis 1156.
Pour ambiguës qu'elles puissent paraître, les démarches de Raymond d'A Niort s'éclaircissent quand on tient compte du fait qu'il connaissait le secret touchant à l'or de Rennes et qu'il allait s'en servir pour tenter de récupérer les terres confisquées à sa famille, tant en pays de Sault que dans le Razès, et un bien infiniment plus précieux.
Il en va de même pour Raymond VIL comte de Toulouse, qui avalide ces transactions, soucieux qu'il est de mettre un terme à une guerre qui ravage ses terres et de préserver ce qui peut encore être sauvé de l'Église cathare. Le mystérieux interlocuteur sur lequel s'interroge Fernand Niel n'est autre que la reine Blanche de Castille dont la légende veut qu'elle ait séjourné à Rennes-les-Bains. En réalité, il s'agit d'une autre Blanche de Castille : la femme du roi Pierre le Cruel, qui aurait trouvé la guérison en se baignant aux thermes de Rennes, dans la source qui porte maintenant le nom de « Bain de la Reine ». Il est cependant significatif que la légende associe à deux reprises Blanche de Castille, mère de Saint Louis, à l'histoire de Rennes-les-Bains. En effet, une tradition languedocienne veut aussi qu'elle ait trouvé refuge dans le Razès, en 1251, lors de la révolte des pastoureaux, et qu'elle y ait transféré ses richesses. Comme on le devine, il s'agit d'une adroite manière de faire valoir que le « trésor de Rennes » lui revient de plein droit.
Par contre, la légende n'est pas loin de la vérité historique quand elle associe Blanche de Castille et les richesses du Razès. Le but de la croisade des albigeois n'était pas seulement de satisfaire la papauté et de détruire le dragon de l'hérésie. L'aspect religieux de l'affaire n'est qu'un prétexte : il s'agit avant tout de briser la puissance et l'orgueil des comtes de Toulouse, de fieffer généreusement les barons du nord, de détruire la civilisation méridionale et, surtout, de s'emparer de l'or du Razès.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Sceau%20Blanche%20Castille.png

Pour s'accaparer cet or dont elle a désespérément besoin, puisque les croisades coûtent fort cher au royaume de France. Blanche de Castille est prête à beaucoup de concessions. C'est pour cela qu'elle accorde la vie sauve aux défenseurs de Montségur : ceux qui monteront au bûcher, le 16 mars 1244, le feront de leur volonté propre, refusant le déshonneur de l'abjuration qui leur permettrait de sauver leur vie. C'est pour cette raison que, passant outre à la volonté de l'Église, elle accorde son pardon aux meurtriers des onze inquisiteurs. Et c'est pour cet or qui la hante qu'elle n'hésite pas à fournir à ses ennemis un document capital : un parchemin, daté de 1243. contenant une généalogie des comtes de Rhedae et apportant ainsi la preuve de la survivance de la lignée mérovingienne.



Ce document, qui mettait en danger la légitimité des rois capétiens, devait gager les services de Raymond de Toulouse et de Raymond d'A Niort. On peut supposer qu'il a été remis, par l'intermédiaire de Raymond d'A Niort, entre les mains paradoxalement neutralisées de Pierre-Roger de Mirepoix et que les trois cathares fugitifs furent chargés de le porter en un lieu sûr, à un homme de confiance : Isarn d'Hautpoul, le farouche adversaire de Simon de Montfort. En échange, la reine Blanche se voyait concéder la moitié de l'or extrait des mines d'Auriac, celle qui revenait aux comtes de Rhedae et qu'ils thésaurisaient dans la campagne de Rennes-les-Bains. Ces mines étaient exploitées conjointement par les moines de l'abbaye de Saint- Martin-d'Albiéres et les seigneurs de Rennes, depuis l'octroi de la charte de la Villa Captanaria, en 746. En 850, l'archevêque de Narbonne, Sigebod, obtint la concession de ces mines pour l'église de Narbonne. En 898, Charles le Simple confirma, par une nouvelle charte, les droits de l'archevêque Arnuste et de son église, tout en reconnaissant la part des comtes de Rhedae.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Et%20In%20Arcadia%20Ego.jpg

Enfin, Blanche de Castille se voyait révéler l'emplacement de l'une des caches de l'or de Rennes : celle qui contenait le trésor des Wisigoths. Si Blanche de Castille eut une parfaite connaissance de ces dépôts, elle n'eut jamais le loisir d'y accéder. Elle transmit le secret à Saint Louis, qui, à son tour, l'aurait confié à Philippe III le Hardi, qui revint, en effet, dans le Razès, en août 1283, pour édifier une deuxième ceinture de fortifications autour de la place forte de Rennes-le-Château. Il séjourna en compagnie de son fils, le futur Philippe IV le Bel, à Brenac, chez les A Niort. C'est alors que le dauphin se lia avec Raymond et Udaut d'A Niort. Philippe III mourut sans avoir pu transmettre le secret à son fils. C'est pourquoi, en 1285, Philippe le Bel fera entrer Udaut chez les Templiers de Campagne-sur-Aude. Ne pouvant, par cet intermédiaire, accéder au secret, Philippe le Bel persécutera tous les Templiers en croyant qu'ils étaient encore les gardiens du trésor.



http://carthoris.free.fr/Images/Rennes%20-%20Pierrre%20Plantard%20de%20St%20Clair.png

Comme on le sait, Béranger Saunière découvrit, en 1891, dans un pilier de l'église de Rennes-le-Château, le parchemin de la reine Blanche authentifié par son sceau et par celui de Raymond d'A Niort, qui figure au dos, avec la date du 8 mars 1244. Il y trouva également un document de François-Pierre d'Hautpoul. L'illustre maison d'Hautpoul était alliée aux Voisins et aux Joyeuse, qui furent tour à tour seigneurs de Rennes. De même, elle était alliée aux Blanchefort et c'est en 1732 que François d'Hautpoul épousa Marie de Négri d'Albes, dont nous connaissons la mystérieuse pierre tombale.
Ce document, daté de 1608, poursuit la généalogie du parchemin de Blanche de Castille. Un troisième document figure dans le pilier : il s'agit du testament d'Henri d'Hautpoul, signé le 24 avril 1695, agrémenté d'un P.S. en caractères gothiques, et d'une invocation en soixante-quatre lettres aux saint suivants : Antoine de Padoue, Antoine l'Ermite, Sulpice de Bourges, Roch de Montpellier et Marie-Madeleine.



Précisons que jamais ne figurèrent des extraits e codés » des Évangiles dans ce pilier. Ces deux textes ne furent « fabriqués » que fort récemment ; s'ils réveillèrent le romancier qui sommeille en chaque auteur et l'abusèrent, ils n'en sont pas moins chargés de sens...
Ces trois documents originaux, qui passèrent entre les mains d'une nièce de l'abbé Saunière, Ment James, entrèrent en possession d'Étienne Plantard (décédé depuis), oncle de Pierre Plantard de Saint-Clair, et séjournèrent en Angleterre de 1955 à 1979. Nous avons tout lieu de penser qu'ils sont revenus en France depuis cette date !
Mais, c'est une autre histoire...



Source: Article de J.P. Deloux


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